<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fbigfaichefuchsia.spaces.live.com%2fcategory%2fla%2bvie%2c%2bl'univers%2bet%2btout%2ble%2breste%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>bravo les gens: la vie, l'univers et tout le reste</title><description /><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catla%2bvie%2c%2bl'univers%2bet%2btout%2ble%2breste</link><language>en-US</language><pubDate>Sun, 02 Nov 2008 18:51:25 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sun, 02 Nov 2008 18:51:25 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-6053375434326231558</live:id><live:alias>bigfaichefuchsia</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>question existencielle</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!900.entry</link><description> Pourquoi les lingeries vendent-elles des lots de culottes assorties alors qu'&lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; on n'en porte qu'une à la fois?&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+question+existencielle&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!900.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!900.entry</guid><pubDate>Wed, 29 Oct 2008 18:58:50 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!900/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!900.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-10-29T18:58:50Z</dcterms:modified></item><item><title>le quatrième monde</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!898.entry</link><description> &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;font size=2&gt;     Bonjoir les gens.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Oui, je te dis bonjour/bonsoir, gens.(que je
compacte comme un César bourré; essaye, gens, tu verras, en société, ça
fait jeune drôle décontracté, sauf quand tu ne le fais pas exprès, à l'instar l'un
de mes lecteurs les plus ... heu...lui-même qui se reconnaitra surement, quitte à prendre un miroir&lt;span style=""&gt;.&lt;/span&gt;) Ca n'était encore jamais arrivé, je sais que ça ne te manquait pas, et à moi non plus, d'ailleurs.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Alors
pourquwhy ces salutations? Parce que je m'avise de l'état d'abandon
avancé de ce blog qui n'en a plus que le nom, et le vide. Ce qui en
fait un blog très réussi, car à l'exact reflet de sa pourvoyeuse de
mots.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Mon cerveau est vide, ma vie est vide, mon compte en
banque est vide, mon verre de thé est vide; et j'avais pas envie de te
parler, toi, gens.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Et en plus le thé dont je viens de reremplir mon verre est froid.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Ho,
je sais, tu commences à en avoir marre de mes longs monologues bouffis
de fausse dépression même pas drôle parce que j'ai même pas 15 ans et
que je ne me scarifie même pas au ciseau en plastique bout-rond piqué
au petit frère qui entre au CP. Je sais, je pourrais faire un effort.
Je songeais à me faire tatouer un coeur sanglant au stylo bic mais je
me suis dégonflée. Merci de ne pas me juger.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        En plus, je me fous
légèrement de ta gueule. Ma période de vide s'estompe dans la brume
éthérée au parfum d'autrefois où je vois encore la hanche habillée de
soie rouge d'une muse au regard mutin qui se dérobe à mes baisers et
qui s'éloigne, fière et insaisissable, ce qui est bien dommage parce
que je vous l'aurais bien saisie par quelque part la petite coquine,
moi je vous le dis. D'où ma présence ici. Nan, je viens pas te parler
de la bonne femme, arrête de la suivre des yeux elle va pas aimer, et
pis tu vas te faire braquer par un agent Smith. Un peu d'attention s'il
te plait.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Juste: écrire. Encore, et toujours, tout se ramène à cela: écrire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        J'ai
un certain gout pour l'apnée. Celle des plongeurs. Celle où il faut se
vider de tout pour atteindre l'obscurité, le silence. Un autre monde
dont on risque de ne pas revenir. Un monde où on ne sait plus qui est
soi, qui est l'autre, qui est l'eau, s'il y a eu un air. Même l'appel,
l'attente, le désir du vide n'est plus, car le vide est là, en nous,
autour de nous. Un merveilleux autisme où nous sommes même indifférent
à nous-même.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Quand on est perdu, on cherche la première chose
qui nous tombe sous la main: soi. Toujours ce vide si cultivé et désiré
me fait peur. Et toujours, pour y échapper, je me cherche. Et me
trouve. Et je remonte à la surface parce que je suis grave
casse-couille, chiante et stupide, et en plus je suis si hautement
suffisante que je suis persuadée mériter meilleure compagnie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       A la surface, il y a des mots, et mes mots m'entourent et me remplissent, et me cachent à moi-même. Papillons fantastiques.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Petite,
j'avais moins besoin des mots. Car j'avais énormément d'imagination.
Depuis que je n'ai plus rien à dire, parler devient vital. Je ne veux
pas rester toute seule.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Si tu n'as pas vu ce film, &amp;quot;créatures
célestes&amp;quot;, je te le conseille chaudement. Peter Jackson fait un peu
tout et n'importe quoi, et sur ce coup là, il a fait un film. Les deux
magnifiques héroïnes y trouvent la clé pour le Quatrième Monde. Ce
n'est pas vraiment le monde intérieur, absolument pas le monde
extérieur, sans doute un frère du monde imaginaire. Le Monde auquel on
accède par un portail dans les nuages.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       A ce stade du film, j'ai
du mettre sur pause pour bien chialer comme une buse (je ne sais pas si
les buses chialent, mais si c'était le cas, elles ont un nom tellement
con qu'elles le feraient comme ça.) Mon Quatrième Monde me manque
atrocement. Je l'ai usé, je l'ai partagé, et on a finit par m'en piquer
les clés.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        J'ai un énorme vide en moi, ce vide que le Monde a
laissé. Je rejoins le vide en espérant y retrouver la trace, l'adresse,
le bon nuage.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Je ne cherche pas l'enfance, non. J'ai détesté
être une enfant. On dit de ceux qui ont eu une enfance malheureuse
qu'ils sont tombés dans une mauvaise histoire, un mauvais roman, tombés
comme une perle dans une flaque de boue. Tiré la mauvaise carte.
Follement romantique. Il y a certains enfants qui sont leur propre
malédiction. Qui portent leur enfance en dehors, à bout de bras.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        J'aurai
aimé pouvoir dire &amp;quot;toute petite, je savais que je n'étais pas comme les
autres.&amp;quot; Comment que ça aurait fait classe! C'est drôle, comme avec
l'âge, le temps, &amp;quot;pas comme les autres&amp;quot; sonne si bien. Comme on en
déduit que le pas-comme-les-autres avait un pouvoir, un talent, un
génie qui l'éloigne de la masse en le décollant du sol. Adulte, la
différence est supériorité. La vérité, c'est qu'adulte, on est si
surpris de voir ses mains pleines d'une vie qui nous appartient si
entière, qu'on en cesse de voir celle des autres, et on se sent
différent parce qu'on n'a pas encore vu qu'on était juste seul. La
vérité, c'est que tout ce qui nous aide à nous définir par rapport à
l'autre, tout ce qui est notre identité, tout les mots qu'on peut se
coller sur la poitrine sont chéris car nôtres et non leurs. La vérité,
c'est que j'avais déjà 13 ans quand j'ai commencé à observer les gens
de mon âge pour pouvoir les imiter.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Pour avoir quoi? Des amis,
sans doute. L'enfance est égoïste: elle veut ce que les autres ont, et
cache ce qu'elle possède déjà. Par survie, aussi: quand mes camarades
ont vu que j'écrivais des poèmes, ils ont pris mon cahier pour les
brailler en classe, dispersant les feuillets, tandis que je courrais
après eux en hurlant. Non, je n'avais rien de la digne enfant au joues
sales et aux vêtements usés mais propres se murant dans un silence
bienveillant, pleurant sur l'ignorance et aveuglement de ceux qui la
maltraitaient et dont, dans le secret de son coeur pur, elle avait
pitié . Ho non. Je les détestais, ces sales petits cons. J'aurai voulu
les voir crever, ces jours où ils avaient fait si fort que je n'avais
plus envie de les voir devenir sympa avec moi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;          Je pense que
c'est de là qu'est venue ma certitude divine qu'il existait un Livre.
Un Code Secret qui faisait que certaines personnes s'entendaient entre
eux, avaient des amis, n'étaient pas moqué et surtout, ne commettait
pas l'indécence d'écrire des poèmes. Et à la vérité, ce langage existe,
car je l'ai appris. Ho, ce n'était pas la panacée, non; j'avais
toujours un sale accent, une prononciation boiteuse, qui me trahissait.
&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Alors, j'ai menti. Je ne pouvais pas être eux? très bien, je serai autre chose. Tout, sauf moi. &lt;br&gt;&lt;br&gt;        Et
c'est là, là, quand j'ai enfin renoncé à être comme eux, et que j'avais
encore assez de lucidité pour maintenir ma vraie nature à distance, là
que j'ai connu cette sensation chaude, liquide, transparente, celle que
donne l'impression d'être aimée. J'ai eu des amis, des gens à qui
parler. Même..un groupe. Un groupe d'amis, luxe inaccessible. Et
j'avais le droit de parler. Et j'avais le droit de plaisanter. Mes amis
m'étaient reconnaissants de ne pas tenter d'être moi-même, d'emprunter
l'humour à d'autres, d'inventer des aventures imaginaires qui les
préservaient heureusement de la mienne vie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Il y en avait une,
surtout. Un soleil, une danse, un tournoiement, et des rires! Des
rires! Quelle était belle! Quelle était blonde! Comme elle avait l'air
d'une fille! Ce n'était pas à elle, ho non, surement pas, à qui on
aurait dit &amp;quot;pardon monsieur&amp;quot; dans la rue. Elle était trop flamboyante,
trop dansante. Elle transportait avec elle de cette lumière qu'on
croirait soufflée d'un ange. &lt;br&gt;&lt;br&gt;         Elle était si légère alors que
j'étais si lourde, si belle alors que j'étais si gauche, si lumineuse
alors qu'au fond de moi n'étaient qu'obscurités. Elle n'était pas très
futée, et je l'en bénissais. Sa vie était si simple. Ses joies si
sures, si immuables. Rien n'arrêterait jamais sa vie, sa joie, aucun
obstacle ne viendrait barrer sa route, jamais elle n'aurait besoin de
réfléchir. &lt;br&gt;&lt;br&gt;         Ses peines étaient merveilleuses. Comme j'aimais
pleurer avec elle, pour elle, au nom d'elle! Un chagrin d'amour. Qu'y a
t-il de plus merveilleux qu'un premier chagrin d'amour, un vrai, un
d'avec un garçon qu'on a embrassé sur la bouche, un qu'on était avec?
Un chagrin qu'on peut montrer, pleurer, dont on peut parler. Un chagrin
propre, honnête. Rien à voir avec ces noeuds voraces et ces brumes
nuitées qui s'entrelaçaient dans mon ventre, ma poitrine, mes yeux.
Dégueulasses, mes peines, pas présentables, pas sortables. Allez zou,
virez moi ça, dans une petite boite bien étanche où un diable à la
carotide de raphia rigole déjà.&lt;br&gt;&lt;br&gt;         Ha, c'était le bon vieux temps.
Aujourd'hui les jeunes en quête d'anti conformisme populaire et facile
d'utilisation vomissent leur vie sur leur visage trop maquillé et des
skyblog aux mots tronqués. Et vas-y que je te montre, que je te fous
sous le nez, que je t'en fais respirer le parfum de fraise des bois en
se convaincant que c'est l'odeur de la mort.&lt;br&gt;&lt;br&gt;         Les petits
leucémiques sur leur lit jauni de leur pâleur. La chimio qui fait d'un
visage la moitié d'un front. Les crève-la-faim au ventre gonflé de
vide. On y pense des fois, vous savez. A la télé, tout ça, dans les
chaînes internettes (j'ai décidé qu'internet devenait un adjectif et
s'accordait en conséquence) qu'on découvre comme un étron poliment posé
par un contact qu'on était pourtant persuadé avoir trouvé sympa. Ces
choses-là inadmissibles, qui nous font larmoyer, culpabiliser une
seconde. Vous savez, ces trucs dont on a honte d'avouer qu'on s'en
balance total.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Je me souviens d'un comédien mort d'un cancer du
poumon. Il était comédien, donc il se fait filmer. Et il raconte son
histoire. Ho, c'est sur, ça ne prête pas à sourire. Je souhaite ça à
personne, ou disons à pas grand monde, soyons honnête. Et ça finit sur
sa gueule tellement malade qu'on dirait qu'elle s'entraine pour la
décomposition. Et lui, mourant, trouve cette seule chose, cette ultime
chose à dire: Ne fumez pas. Ca n'arrive pas qu'aux autres. Le prix à
payer est trop lourd pour ce que c'est.&lt;br&gt;&lt;br&gt;         Ouaip, c'est vrai. Merci
d'être passé mourir, gars. C'est vrai, ça. On est vaillant, en bonne
santé, et on fait quoi? on se la gâche en se distrayant de choses pas
distrayantes. Elle est tellement bonne, notre santé, elle promet d'être
tellement longue, notre vie, qu'on se dit que c'est un peu abusé, là,
faut en rogner un bout, juste un seul, on coche la case cancer, ou
sida, ou alcool au volant, ou toutes, c'est cadeau.&lt;br&gt;&lt;br&gt;          Je ne sais
pas ce qui me fait le plus rire. Celui qui meurt un message à la main,
en espérant que ça va changer quelque chose. Celui qui regarde le poing
crispé sur le papier, tendu, suppliant qu'on le prenne, puis flêchir,
se casser en deux, pour se reposer sur la poitrine sèche.&lt;br&gt;&lt;br&gt;         Y'a
toujours cette tentation: ne pas être naîf pour ne pas paraitre bête.
Ne pas espérer pour ne pas être aveugle. Vous savez, toutes ces choses
qui font que le porteur de lumière crèche en enfer. L'indifférence.&lt;br&gt;&lt;br&gt;          Je hais
cette époque qui marque d'infamie le désespoir. Faut être heureux, les gars! Regardez: vous êtes au chaud, en bonne santé ou peu s'en faut, vous avez même accès au net alors que la moitié de la population n'a pas accès à l'eau potable. N'y pense pas trop, ça va fissurer ta journée, la rayer, tu seras obligé de la passer au polish après. Dire qu'on a aucune raison d'être malheureux, c'est dire qu'il faut des raisons pour être heureux. Tu es heureux parce que. Autopsie du moment, on découpe en morceau ton bonheur, en taille bien égale, pour te le faire gouter, comme quand tu étais petit, sur ta chaise haute. Le bonheur Blédina. Bavoir et petits pois.&lt;br&gt;&lt;br&gt;          Je hais cette époque qui appelle &amp;quot;bonheur&amp;quot; ce que n'est que satisfaction.&lt;br&gt;&lt;br&gt;          Etre heureux, c'est vivre comme si ça allait changer quelque chose. Ne pas céder à la tentation de l'indifférence. Renoncer à l'euphorie pour atteindre l'extase.&lt;br&gt;&lt;br&gt;          Je poste ça comme si ça allait changer quelque chose. Mon petit message dans mon poing crispé, en attendant que ma poitrine se sèche.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et comme je suis une fille cool qui ne poste qu'une fois tous les 34 février, je t'envoie du blog qu'il est bien pour le lire:&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a href="http://everocknroll.canalblog.com/"&gt;ma vie rock 'n roll&lt;/a&gt;  t'y fie pas, en vrai c'est une punk. Et elle a des choses à dire, même quand elle n'a rien à raconter. Et elle met à jour régulièrement (elle.)&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/font&gt;       &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+le+quatri%c3%a8me+monde&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!898.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!898.entry</guid><pubDate>Thu, 23 Oct 2008 08:10:08 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!898/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!898.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-10-23T08:53:19Z</dcterms:modified></item><item><title>le non-évènement de l'année!</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!874.entry</link><description>&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Oupisme a son premier lieu de culte!&lt;br&gt;&lt;br&gt;Si vous avez aimé les&lt;a target="_blank" href="http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!835.entry"&gt; théories oupistiques&lt;/a&gt; (ou pas), si vous ne savez pas ce qu'est le oupisme (ou pas), si vous n'avez que ça à foutre (ou...heu, ouais, si), rendez-vous au &lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div align=center&gt;&lt;font size=4&gt;&lt;b&gt;&lt;a target="_blank" href="http://legrandoupi.canalblog.com/"&gt;Temple de Oupi&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;div align=left&gt;pour tout savoir sur le Oupisme et les trucs qui n'ont rien à voir (comme par exemple, les coussins et la choucroute. Ou pas.)&lt;br&gt;&lt;br&gt;Si vous êtes intéressés par la rédaction d'articles, il suffit de me filer votre adresse mail pour vous voir compté parmi les auteurs.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Au fait, le mot de passe est &amp;quot;concombre&amp;quot;.&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+le+non-%c3%a9v%c3%a8nement+de+l'ann%c3%a9e!&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!874.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!874.entry</guid><pubDate>Sat, 08 Mar 2008 20:29:51 GMT</pubDate><slash:comments>5</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!874/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!874.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-03-08T20:31:42Z</dcterms:modified></item><item><title>Le Oupisme</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!835.entry</link><description> Le Oupisme est une religion basée sur la croyance que tout est &amp;quot;ou pas&amp;quot;, c'est à dire que tout ce qui existe n'existe pas et tout ce qui n'existe pas existe en théorie, que chaque affirmation peut être conclue par un &amp;quot;ou pas.&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Dieu du Oupisme s'appelle (le Grand) Oupi, incarnation du doute et du relativisme.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les Oupistes croient en Oupi car rien que le fait de douter de son existence la prouve.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce qui est appelé communément le libre arbitre est entièrement due à la nature de Oupi, car il est le seul dieu à douter de sa propre existence&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a target="_blank" href="http://spirite.free.fr/images2/bulletin 25/Le penseur Rodin.JPG"&gt;Oupi se demandant s'il existe&lt;/a&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Oupi est secondé par les Nages et les Edmons, dont le rôle est de poser des questions idiotes à leur Dieu pour qu'il y réponde &amp;quot;Ou Pas&amp;quot; et ainsi donner vie à l'objet de leur imagination, et bien se marrer. (c'est ainsi qu'a été créé le &amp;quot;Monstre de Spaghetti Volant&amp;quot;, objet du culte des Pastafaristes, et accessoirement, l'ornithorynque)&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les Nages transpirent beaucoup et les Edmons s'appellent tous Edmond, sauf un qui s'appelle Raoul, pour une raison qui demeure mystérieuse car il n'a rien de particulier par rapport aux autres Edmons, si ce n'est le fait de s'appeler Raoul.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les détracteurs du Oupisme affirment que cette religion a un effet pervers. En effet, chaque Oupiste s'est dit au moins un jour dans sa vie:&amp;quot; Si tout ce qui est n'est pas, si toutes mes certitudes ne sont qu'un choix arbitraire dans l'océan tumultueux des possibles engendrés par la puissance du Grand Oupi, si ma propre vie a été créée par cette double négation que je ne suis pas ou pas, et donc n'a aucune valeur ni existence si ce n'est par défaut, est-il vraiment indispensable que j'achète un Diesel?&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est ainsi qu'a été créée une branche du Oupisme souvent pratiquée en parallèle même par les Oupistes les plus forcenés: le Youpisme.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Youpisme n'est absolument pas incompatible d'avec la branche maitresse, car Oupi n'a t-il pas dit &amp;quot;Tout est négatif, ou pas.&amp;quot; ?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pratiques religieuses:&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un Oupiste qui se respecte répondra le plus souvent possible &amp;quot;ou pas&amp;quot; à toute affirmation dans toute conversation, ce qui explique pourquoi cette communauté est si peu populaire. C'est méanmoins un signe distinctif qui permet aux pratiquants de se reconnaitre aisément entre eux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le Oupiste mange aussi de la tarte au citron meringuée le mercredi, sauf s'il n'aime pas ça ou que la pâtisserie est fermée, alors dans ce cas il la mange, ou pas. Cette tradition vient du jour où le Dieu Oupi, dans son Eternelle Crise Existencielle, s'est aperçu qu'il n'était pas une tarte au citron meringuée, et donc l'est devenue. Il serait apparut sous cette forme afin de transmettre Sa Sagesse et Son Savoir à ce que les Oupistes appellent les &amp;quot;8 apôtres&amp;quot;. Hélas, ces apôtres étaient alors âgés de 3 ans, et jouaient dans un bac à sable un mercredi, jour des enfants. Oupi fut aspergé de sable par les apôtres (sauf un qui essaya de le mordre) et les Oupistes célèbrent cette Apparition en choisissant leur Tarte faite avec une pâte sablée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Si vous avez des questions à poser sur cette religion fascinante, vous pouvez (ou pas) la poster sur:&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a target="_blank" href="http://bravolesgens.goodforum.net/les-questions-existencielles-f8/qu-est-ce-que-le-oupisme-t53-8.htm#1904"&gt;qu'est-ce que le Oupisme?&lt;/a&gt; ou vous apprendrez, entre autre, rien sur le Oupisme.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Sinon, vous pouvez suivre en temps réel la rédaction du Livre Saint par l'intermédiaire de sa Grande Prêtresse Fuchsia et des autres adeptes du Oupisme, sur:&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;a target="_blank" href="http://bravolesgens.goodforum.net/religion-f13/le-petit-livre-du-grand-oupi-t140.htm"&gt;Le Petit Livre du Grand Oupi&lt;/a&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+Le+Oupisme&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!835.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!835.entry</guid><pubDate>Thu, 18 Oct 2007 01:57:17 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!835/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!835.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-10-18T02:11:05Z</dcterms:modified></item><item><title>l'objet du désir</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!800.entry</link><description>&lt;blockquote&gt;&lt;div&gt;J'aurais eu des belles jambes si je n'avais pas les genous qui se touchent.&lt;br&gt;J'aurai eu de beaux bras qu'ils n'avaient pas ce velour blond digne d'un homme.&lt;br&gt;J'aurai eu une belle démarche si j'étais capable de rester perchée sur des talons aiguilles sans me fouler la cheville tous les dix mètres.&lt;br&gt;J'aurai eu un beau sourire si je n'avais pas cet espace entre chacune de mes dents.&lt;br&gt;J'aurai eu de beaux yeux s'il n'y avait pas tant de gris dans mon bleu.&lt;br&gt;J'aurai eu de belles fesses si elles étaient plus rebondies.&lt;br&gt;J'aurai eu une belle voix si elle ne criaillait pas dans les aigus au moindre enthousiasme.&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;br&gt;&lt;div&gt;          J'ai été créée par un dieu débutant. Mon corps est un l'hymne à l'à peu près. Je l'aime comme ça. Je l'aime pour ça.Pour ses déviances et ses ratés, ses hoquets de l'esthétisme. J'aime promener partout ma silhouette accidentée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;           Je ne l'aimerais pas tant aujourd'hui si je ne l'avais tant haït auparavant. A mon adolescence j'aurai préféré une franche laideur que cette accumulation de tentatives. J'aurai pu le laisser là, et ne pas m'occuper de lui. Mais tant de possibles appellent au perfectible. J'ai du apprendre à donner du charme à mon sourire, si aéré soit-il. A cacher sous des pantalons mes longues jambes maigres de cigogne, pour au moins satisfaire un canon de la beauté en extrayant de mon corps grandi trop vite le seul avantage que je trouvais à faire lever la tête de toutes mes copines si elles voulaient me regarder dans ces yeux masqué par les hublots de la myopie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;            Et surtout, je ne l'aimerai pas tant aujourd'hui s'il n'était pas l'objet de son désir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;            Cette expression m'a toujours interpelée. Comme si le désir était une entité mouvante et fluctuante, attendant de se fixer sur un point.&lt;br&gt;&lt;br&gt;              J'ai cette chance incroyable de ne pas avoir de désir en moi. Je suis une célibataire heureuse, et une femme casée comblée. Quand je suis seule, je n'ai aucune envie de l'Autre. Mon corps avec ses détails toujours renouvelé me satisfait amplement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;              Le désir est un verbe impersonnel transitif. Il lui faut son objet. Le mien a besoin d'un sujet. C'est l'Autre, par hasard rencontré, qui le créé de toute pièce. Je ne compare pas le désir que j'ai éprouvé pour les personnes qui ont jalonné mon histoire amoureuse: il ne m'appartient pas. Je ne m'en souviens pas. Il était à eux quand je les ai rencontré; à l'heure de la rupture, je leur laisse.&lt;br&gt;&lt;br&gt;              Je suis l'objet du désir de celui qui en est toujours accompagné. Il est l'Infidèle par excellence. Quand il rencontre une femme il est obligé de comparer, d'évoquer mon souvenir pour fixer son désir vagabond.&lt;br&gt;&lt;br&gt;              J'ai pour l'infidélité cette complaisance et cette incompréhension qui caractèrise tout ce qui existe sans me concerner.&lt;br&gt;&lt;br&gt;              Je crois en la fidélité. Ne comprenez pas que je me dis que, dans un vaste effort pour satisfaire au politiquement correct, chacun saura museler son désir et le sacrifier sur l'autel d'une institution quelconque. C'est ridicule et inutile. Je veux juste dire que je crois au désir sans objet, malgré les vociférations de quadragénaires abandonnées outrées que leurs manuels de conte de fées leur aient menti. Que si on voulait bien laisser notre sexualité tranquille deux minutes, on se rendrait compte que cette frénésie boulimique qui, parait-il, se nomme &amp;quot;épanouie&amp;quot;, n'est qu'ennui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;              Et il faut quand même se le dire: changer d'objet, c'est confier son corps à un étranger qui pour quelques minutes, va le manipuler sans le connaitre; tandis qu'à la maison on a une personne qui en général le connait bien et sait le faire réagir. Quand parfois je pérore que la fidélité dans un couple est préférable, ce n'est que pour cette raison-là; faut pas exagérer non plus. Si c'est si important que cela, pourquoi lâcher la proie pour l'ombre? C'est comme pour la simulation; ce n'est dans l'interet de personne de faire croire qu'on aime une chose qui nous laisse froid. Quitte à ce que monsieur se sente tout fier de nous satisfaire, autant que ce soit justifié. Si ce fameux orgeuil masculin existe vraiment, autant en tirer parti, merde quoi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;               Ha oui. Il y a le changement. La fameuse découverte de ce qui différencie cette femme d'une autre, cet homme du mari. Le statut immaculé de l'amant, celui dont on en range pas les chaussettes et qui n'est jamais constipé. Chose que j'arrive parfaitement à croire plaisante. Ce n'est pas de l'infidélité non plus; c'est du complément d'objet direct.&lt;br&gt;&lt;br&gt;               Je suis souvent jalouse des ex. Que mon compagnon puisse encore fixer son désir sur un objet qu'il connait déjà m'insuporte. C'est du rabâchage.&lt;br&gt;&lt;br&gt;               En attendant, je lui confie ce corps qu'il aime tant, ni beau ni laid, celui de la femme et celui de l'amante, ce fond de perfection piqueté de tant de gâchis.&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+l'objet+du+d%c3%a9sir&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!800.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!800.entry</guid><pubDate>Tue, 17 Jul 2007 00:08:39 GMT</pubDate><slash:comments>6</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!800/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!800.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-07-17T00:11:27Z</dcterms:modified></item><item><title>petit manuel d'héroïsme passif</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!763.entry</link><description>          &lt;br&gt;&lt;br&gt;          C'est in, c'est dans le vent, ça décore joyeusement les promesses de candidats à l'élection présidentielle, qui sont telles des promesses d'ivrognes (-- ivres de pouvoir...--)On parle écologie, réchauffement climatique, même Georges W. Bush, sentant le siège sur lequel il est assis se refroidir, malgré sa vitesse de dérive intellectuelle qui est celle des glaciers dont soudain il se soucie.&lt;br&gt;         On pleure sur la Terre qui gémit sous le poids de ses enfants parasites.&lt;br&gt;         Puis, aux informations, visage soudain réjoui de la présentatrice: &amp;quot;la France de plus en plus féconde...&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;          J'aimerai comprendre. La planète n'a pas assez de resource ni de force pour tout le monde. On ne peut pas en fabriquer &lt;span style="font-style:italic"&gt;ex nihilo&lt;/span&gt;, on peut juste trouver des paliatifs en soupirant d'aise sur la génération suivante sauvée, alors que c'est égoïstement qu'on écope avec les conserves en sachant que la prochaine n'aura que ses mains.&lt;br&gt;           Trop de voitures, d'usines. Trop de terres désséchées, de forêts tondues. On propose des solutions, de-ci de-là, des points de sutures.&lt;br&gt;           Trop d'Hommes à nourrir. Trop d'Hommes à fournir en énergie. &lt;br&gt;           Trop d'Hommes, on en revient toujours là.&lt;br&gt;           Non?&lt;br&gt;&lt;br&gt;           Les enfants. Les enfants sacrés, la valeur pour laquelle presque toutes les absurdités passent. On est trop nombreux, c'est une évidence, alors, si la condition de la planète est si urgente, pourquoi personne ne propose cette seule solution logique: faire moins d'enfants?&lt;br&gt;           Nous grouillons sur la planète comme autant de vers sur un cadavre. Parmis ces vers, des orphelins. Quinze millions d'orphelins, déjà là, à nourrir, à loger. Quinze millions. Et juste à coté, des couples qui se reproduisent et alourdissent encore le poids insoutenable de l'humanité, celle qui se pèse en kilos. Et deux trois reportages par decénies sur l'horrible difficulté d'adopter un enfant, décourageant ces couples qui ne prêtent pas une valeur d'or à leurs gènes.&lt;br&gt;           Nous sommes une société pragmatique, il me semble. Où on comprend qu'une entreprise serait suicidaire de passer d'enormes commandes du même produit alors qu'elle n'arrive même pas à entreposer et écouler correctement ce qu'elle a en stock.&lt;br&gt;&lt;br&gt;         &amp;quot;Mais z'enfin, cynique créature!ça n'a rien à voir! Ce sont des enfants, pas une marchandise!&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;           Ca l'est devenu. Non, même pas une marchandise, pire que ça: un passeport. La preuve, surtout quand on est une femme, qu'on est intégrée, épanouie, responsable. Morale.&lt;br&gt;           Question: qui, vraiment qui, a fondé une famille sous une impulsion irrésistible, par une faim du bas-ventre, que seul un gazouillement en barboteuse peut satisfaire? &lt;br&gt;            Il est de notoriété publique que les femmes qui ont décidé de ne pas avoir d'enfant subissent souvent une pression de la société, de l'entourage, qui veulent à tout prix les voir pouponner. Et pourquoi, je vous le demande. Parce que sinon &amp;quot;tu seras pas heureuse&amp;quot; &amp;quot; tu vas le regretter&amp;quot; Ha bah oui, c'est sur, dans la vie, faut tout faire sinon on va le regretter, absolument tout, même les choses définitives, comme risquer sa peau sur un rallye, se droguer, ou avoir un enfant. Surtout un dont on ne veut pas, c'est idéal pour l'épanouissement, tu réalises des choses uniques, rien de telles que des pulsions de meurtre inavouables pour se sentir vivre, wahou. &amp;quot;Mais quand tu l'auras, tu l'aimeras&amp;quot; Pourquoi dans ce cas ne pas carrément dire aux célibataires d'épouser le premier plouc venu? &amp;quot;tu verras, à force de vivre avec! !&amp;quot;. C'est la même logique, non? Haro sur les difficiles qui passent par Meetic pour faire leur choix! Crachons sur les catherinettes! Irresponsables égoïstes qui refusent de gâcher leur vie pour voir leur mère suinter une larme lors de la cérémonie!&lt;br&gt;           Sans parler de l'immense majorité qui font des enfants sans y penser, parce que c'est logique, parce qu'ils travaillent, donc il faut enfanter. Celles qui ont gardé leur enfant non parce qu'elles en voulaient, mais parce que ça ne les dérangeait pas. Ceux et celles pour qui ça n'aurait strictement rien changé de ne pas être parents. Je suis née comme ça.&lt;br&gt;&lt;br&gt;            Toi qui me lis, tu es l'enfant de quelqu'un. Une ou des personnes qui en te mettant au monde y ont aussi mis des espoirs. Ils ont eu des rêves pour toi. Des envies, des projets. Changer le monde, et tout ça. Dis moi, franchement: en as-tu eu quoi que ce soit à foutre? &lt;br&gt;            Un parent s'accomplit lorsqu'il transmet ses rêves à l'enfant, l'enfant s'accomplit lorsqu'il s'en débarrasse. C'est la grande incompréhension qui fait qu'il y a toujours un qualificatif &amp;quot;&lt;i&gt;indigne&amp;quot;&lt;/i&gt; qui traine d'un coté ou de l'autre de la frontière générationnelle.&lt;br&gt;&lt;br&gt;            La vie est la seule valeur pour laquelle il vaut la peine de se battre. Les enfants en sont l'incarnation. La vie appelle la vie et la construit. Durant les siècles et les siècles ils ont été l'espoir et les bras manquants, ils ont au milieu du front cette empreinte. &lt;br&gt;            Maintenant, ça a changé. Cette vie appelle la mort. La vie c'est comme tout: quand y'en a trop, ça déborde.Ca rompt l'équilibre. La mort, ce n'est que ça: une rupture d'équilibre. Ce n'est pas parce que ça se passe à une autre échelle que ça change quoi que ce soit.&lt;br&gt;             C'est si facile, pourtant. Faciliter l'adoption. (pour une fois que les Etats-Unis peuvent servir d'exemple, merde, faut pas les priver de cette joie; et puis y'a moins loin à aller chercher.) Revaloriser l'image de la femme, qui peut faire partie intégrante de la société en travaillant sans avoir forcément d'enfant. Il suffit de deux trois spots à la télé, trois quatre films, deux sondages truqués, hop, pas si difficile que ça. Sauvés.Pour une fois que la connerie télévisuelle de Bobonne et Raymond peuvent servir à quelque chose. L'Homme est un animal de mode. A l'instinct grégaire intellectuel: ils pensent comme les autres de peur de se retrouver tout seul. Ou encore mieux: leur faire croire que le couple stérile c'est cool, c'est bien, c'est gentillement anticonformiste, vaguement révolutionnaire. Oui, Cavanna a entièrement raison: n'importe qui peut être anticonformiste, à condition que ce soit l'anticonformisme de tout le monde.&lt;br&gt;&lt;br&gt;           On voit dans les enfants ce qu'on a appris à y voir. Ce qu'on a appris est obsolète. Laissons la joie d'être parents à ceux qui en ont vraiment un besoin démentiel. Ya plus de place: l'enfant que tu fais et dont tu pourrais te passer prend la place de celui qui ne remplira jamais le berceau devant lequel une femme pleurera toujours.&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+petit+manuel+d'h%c3%a9ro%c3%afsme+passif&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!763.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!763.entry</guid><pubDate>Fri, 26 Jan 2007 17:22:17 GMT</pubDate><slash:comments>11</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!763/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!763.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-01-26T17:22:17Z</dcterms:modified></item><item><title>les trois graces (à quoi?)</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!755.entry</link><description>    &lt;br&gt;&lt;br&gt;     Les illusions sont encore plus dangereuses que les rêves. Les rêves nous permettent de nous reposer, nous consoler, alléger un peu le poids mou de la réalité. De nous faire avancer. Ils sont le but, l'envie, la vie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;      Ils sont aussi sincères. Jamais un rêve ne se fait passer pour la réalité. Jamais un rêve ne se fera passer pour un autre. Pourquoi faire? ce n'est qu'un rêve. Chacun dans son coin, chacun ses neurones et l'inconscient sera bien gardé.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     L'illusion est un rêve qui ment. Un rêve qui s'est incrusté dans la réalité. Un rêve dont on ne peut sortir, car le rêve est la porte, et en changeant sa nature la porte s'est refermée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     L'illusion est plus tangible, plus présente. Quand on l'éfleure, on sent quelque chose au bout de nos doigts. Elle est la satisfaction, l'absence de frustration. Elle est toujours disponible, présente.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     L'illusion est double: il y a elle-même, et celle de nous faire croire qu'elle est bénéfique. Elle se nourrit du creux, du manque, elle remplit nos besoins de savoir, de comprendre.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;     La haine de l'illusion est l'amour des rêves et des choses. Non pas les choses pour ce qu'elles sont, mais parce qu'elles sont. Croire que les choses sont pour quelque chose est déjà une illusion, une illusion toute humaine, et dont être humain nous empêche de nous débarrasser (à défaut de trouver un sens, on cherche une utilité: consolation des faux optimistes ou de ceux qui n'ont jamais mis les pieds à l'église. Je suis dans les deux cas) Une fourchette est pour manger. C'est une réalité. Allez expliquer ça à un chat. Faut-il en conclure que le chat est moins réel que la fourchette?&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Je suis athée. Je ne crois pas au dessein intelligent. Et comme toute athée, j'ai mes accès de mysticisme, je crois au destin. Celui qui est la conséquence hasardeuse d'un autre hasard. Notre destin n'est que ce qu'on fait des coïncidences.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Aujourd'hui, au café, j'étais atablée à une surface étrange: un entrelac de fines lignes noires, vaguement diagonales, qui se coupaient en se suivant, comme si on avait jeté de longs echeveaux au hasard, grosièrement peignés d'un coté et de l'autre et qu'on avait fixes là. Certains fils souples suivaient d'un bout à l'autre la table sans encombre; d'autres se croisaient, parfois deux se suivaient parallèles; quelques une encore rejoignaient une ligne, et y mourait.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Je me disais que, de loin, avec d'autres sens, voilà à quoi nous ressemblons: des entrelacs de vies qui se croisent, se quittent, se suivent, s'écrasent les unes contre les autres,et dont les arabesques ont la forme d'un destin. Si cette ligne n'avait pas croisé cette autre, peut-être aurait-elle parcourut la table. Une ligne voiture une ligne piéton, qui se joignent au point accident. Et ces deux-là, passant leur temps à se croiser, se décroiser, jamais trop loin l'un de l'autre: deux amis fidèles, libres mais toujours présents.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Peut-être, pour un regard différent, ces lignes sont une écriture. Ont un sens.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Moi je ne sais pas les lire.&lt;br&gt;&lt;br&gt;      A cette table des fils dessinés, je venais de dire à l'homme que j'aime que je voulais le quitter. Pourquoi. Pour ses silences, ce qu'il n'a pas dit. Pour ce que je me suis imaginée de ses silences. Ce que je me suis imaginée de ses absences. Pour des creux, des manques, mes besoins de savoir, de comprendre. Pour des illusions.&lt;br&gt;&lt;br&gt;      Pour rien.&lt;br&gt;&lt;br&gt;      Il n'y avait aucune raison pour que je le quitte, et pourtant voilà, c'est fait. Trop tard, maintenant. Pas le genre de truc qui se répare. J'y ai cru, moi aussi, mais non: dans un couple, l'amour et l'envie d'être ensemble ne suffisent pas. Les envies communes non plus. La tendresse non plus. Les projets encore moins.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Ah, si. j'ai quand même un lieu commun à me mettre sous la dent. La communication, c'est important. Voilà, sauvée, je sais où me ranger dans le placard des plaquées.&lt;br&gt;&lt;br&gt;     Maintenant, que vais-je en faire. Comment vais-je l'utiliser. Comment de cette illusion subie faire une réalité choisie. Comment de cette réalité faire un rêve, convertir cette absurdité en une chance, une bonne intuition. Ne pas céder à la peur d'être sa propre victime. Cette paranoïa où on essaye de se débarrasser de soi. De se fuir. De ne plus chercher à se connaitre. &amp;quot;Je ne parle pas aux étrangers&amp;quot;. Aller s'enfermer dans le placard des planquées.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="text-align:center"&gt;&lt;font size=1&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;(un autre petit diable dans la boite...)&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;      Apprendre? apprendre quoi. Que j'ai une peur panique du mensonge? de l'illusion? de la manipulation? Que cette même peur, cette même haine, ce combat constant me manipule, m'illusionne et me ment? &lt;br&gt;&lt;br&gt;       Je le sais depuis longtemps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;      De nos sens limités nous ne pouvons lire les écritures de ce qu'on doit appeler le destin pour ne pas devenir fou. Avec nos trois mouvements comme trois dimensions. L'évolution de nos existences dans le rêve, la réalité et l'illusion comme dans le plan, le point et le temps.&lt;br&gt;&lt;br&gt;      Trouver un sens à sa vie...un sens, une direction. Une directive. Se diriger, aller quelque part, se diriger, être son maître. Choisir son rapport à l'illusion. Choisir la destination. Se destiner, se prédestiner. On en parle souvent. C'est une illusion qui fait rêver, et forme notre réalité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+les+trois+graces+(%c3%a0+quoi%3f)&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!755.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!755.entry</guid><pubDate>Mon, 20 Nov 2006 02:46:18 GMT</pubDate><slash:comments>6</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!755/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!755.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-11-20T02:46:18Z</dcterms:modified></item><item><title>A eux</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!692.entry</link><description>         Il y a ceux qui font, et ceux qui regardent faire.&lt;br&gt;         Ceux qui font ne peuvent pas faire autre chose que faire. Faire carrière, faire envie, faire enfants. Accumuler autour d'eux ce mur, le plus tangible possible, le plus normal, donc le plus irréprochable. Rester le plus agressivement visible parmi les autres, pour jouir de sa propre lumière, et rester invisible et donc en sécurité, petite bougie en plein jour que personne ne viendra souffler. &lt;br&gt;         Ceux qui regardent faire se mettent sur le coté. Un peu loin. Pas par dégout, pas par snobisme: c'est juste que de là, on voit mieux. Tous ces petits points de couleurs qui s'agitent, sans cohérence, isolés. On recule d'un pas. Une forme émerge. Recule encore : les couleurs se fondent entre elles, et on voit une partie du tableau. Une partie seulement. &lt;br&gt;&lt;br&gt;        Toujours.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Il y a ceux qui font sans savoir et ceux qui savent mais ne font pas.&lt;br&gt;       Il y a les Comment et les Pourquoi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Les Pourquoi, ce sont eux.&lt;br&gt;       Les décalés, les bizarres, les fascinants. Regardez-les: ils vous regardent. Vous pouvez leur reprocher de n'avoir pas un bon métier, pas de famille, pas de mode de vie comme le votre. Vous pouvez: eux ne vous reprocheront rien, surement pas les motivations qui vous ont poussés à avoir cette vie que vous jugez si belle. Ils sont heureux pour vous.&lt;br&gt;     &amp;quot;Alors, fais comme moi! Viens, je vais t'aprendre, je vais te dire Comment!&amp;quot;&lt;br&gt;     Ils sourient, et font non de la tête. Les plus aguéris rient franchement. Les plus optimistes s'ennervent, souvent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Ce qui différencie les Pourquoi et les Comment, c'est l'amour.&lt;br&gt;       Les Comment aiment les autres Comment et chaque Comment s'aime beaucoup. Leur vie est un hymne à leur gloire. Quand ils l'estiment ratée, ce n'est ni une erreur, ni un manque de chance: c'est une injustice. Ils aiment à se fondre parmis la masse luisante des Bien Appris, voir leur lumière, car ils s'y voient                 Chaque être humain est un monde, et les Comment pragmatiques prennent celui qui est le plus près: ils s'explorent.&lt;br&gt;       Les Pourquoi aiment les Comment. Ils aiment en silence, toujours. Ils font de tout un silence. Cet amour terrible qui fait que même la déception, l'ennui, l'humiliation ne peut briser ce lien. Cette recherche de l'autre, si fascinant par leur banalité, leur aveuglement, leur bétise souvent.&lt;br&gt;       Les Pourquoi ne demandent à personne de les aimer. &lt;br&gt;&lt;br&gt;       En général, les Comment construisent, et les Pourquoi créent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Ces petits êtres étranges ont tous été élevés de la même façon. Quand, prenant de l'âge, le Pourquoi se met à reculer, à aimer cette vue d'ensemble, il a toujours un choix. Rester là, ou reculer encore.&lt;br&gt;        Quand arrive le moment du choix, ils passent la tête par dessus leur épaule.&lt;br&gt;        Ils regardent, et voient.&lt;br&gt;        Parfois, il s'en trouve certains qui ne sont pas effrayés.&lt;br&gt;        Car ce qu'ils ont vu derrière eux, à l'opposé du ballet incessant des Comment, c'est la liberté.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Les Comment sont des Hommes, donc des animaux, et n'aiment pas se sentir enfermés. Il s'inventent donc des espaces où respirer un air synthétique. Ils empruntent aux Pourquoi leurs manières, leurs habitudes, pour sentir le doux frisson du fanatique en extase devant ce qu'ils croient savoir de la liberté. Ils se construisent une esthétique bohème, cette petite fenètre à laquelle ils restent acoudés, le menton levé vers le ciel qu'ils se sont peint, pour ne pas voir la misère de leur interieur, les soirs de lucidité.&lt;br&gt;        Certains l'ont tellement réussie, en sont si fiers, qu'ils l'exhibent, la vantent, la cajolent. Chez d'autres, elle a même pris tant de place qu'ils n'hésitent pas à se qualifier de libres, de marginaux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       Les marginaux sont ceux qui se sont retournés, et ont continué.&lt;br&gt;       Ceux qui ont tellement compris qu'ils ont abandonnés l'idée même de faire. Ou qu'ils ne le peuvent plus. Ou qui ont compris que ça ne servait à rien. Un jour, j'ai su cela. Mais je ne m'en souviens plus.&lt;br&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;(L'heure de mon choix. Quand j'ai vu. Et que je suis restée clouée sur place. De terreur. Je n'étais pas prête, je crois. Aujourd'hui, je recommence à pietiner sur place. Peut-être, un jour...)&lt;/span&gt;&lt;br&gt;       Les marginaux savent qu'ils le sont à force d'écouter les Comment. Seuls eux sont habilités à les nommer, car ils gardent jalousement les limites de leur monde, et savent très bien quand l'un a dépassé la frontière. Puis, ils l'oublient.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       &amp;quot;Ceux qui voient sont marginaux. Les marginaux sont invisibles.&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;(seize ans...Oui, je me souviens, j'avais seize ans quand j'ai écris ça. Quand à force de reculer je me suis heurtée à des semblables. Quand elle...quand elle a regardé par dessus son épaule. Et qu'elle est partie. &lt;br&gt;Quatre ans. Quatre ans déjà qu'elle est revenue.&lt;br&gt;Je ne l'ai plus jamais revue sourire.)&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;/span&gt;        Le premier pas en arrière est le sens critique. Son compagnon le doute. Il se manifeste par le dialogue.&lt;br&gt;        Le deuxième pas en arrière est la contestation. Son compagnon l'indignation. Il se manifeste par le rejet de l'autre, de la société,le grand tableau des Comment.&lt;br&gt;        Le troisième pas en arrière est le pardon. Son compagnon l'amour désabusé, adulte. Il se manifeste par l'altruisme et le don.&lt;br&gt;        Le quatrième est le dernier, la marginalisation.&lt;br&gt;        Son compagnon est la souffrance. Et la solitude.&lt;br&gt;        Il ne se manifeste pas; ce sont les autres qui le manifestent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;       A partir de la marginalité, il faut se poser des questions de Comment. Comment je fais pour. Pour qui fais-je. Que faire pour. c'est l'ultime barrière, le dernier garde-fou, avant les longues promenades hébétées dans un HP.&lt;br&gt;&lt;br&gt;        Se vanter d'être marginal est comme se vanter d'avoir tué des bébés: rien que le fait de l'énoncer est la preuve d'une ignorance totale de la nature de l'acte. &lt;br&gt;        Demandez à un marginal, un vrai, s'il est heureux de l'être.&lt;br&gt;        Demandez-lui s'il a envie de se raprocher un peu du feu des Comment pour se réchauffer, être un peu moins seul.&lt;br&gt;        A ces deux questions, de tous les Pourquoi, c'est le seul qui répondrait, surement et sincèrement: non.&lt;br&gt;        Et le seul qui saura parfaitement pourquoi.&lt;br&gt;        Même s'il est beaucoup plus probable qu'il ne réponde même pas. Et parce qu'il vous aimera, il parlera d'autre chose. Et vous n'aurez plus cette peine de vous poser des questions.&lt;br&gt;        Ne craignez rien: il s'en charge.&lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+A+eux&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!692.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!692.entry</guid><pubDate>Sat, 14 Oct 2006 12:01:13 GMT</pubDate><slash:comments>6</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!692/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!692.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-10-26T23:36:16Z</dcterms:modified></item><item><title>alors danse</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!674.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Un jour comme il y en a déjà eu tant d’autres pour des
millénaires d’autres que nous n’avons jamais connu et dont nous ne nous
préoccupons pas. Un jour comme il y en a déjà eu tant d’autres depuis que nous
nous sommes aperçus que le creux de son épaule formé par sa clavicule était
tout juste modelé pour ma tempe. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;A moitié endormis, moi contre lui et nous regardant penser,
ma main sur sa peau que j’aime tant caresser, écoutant le double rythme de son cœur
et de sa respiration, pour moi tout l’univers et pour lui bruit de fond.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Alors je me suis souvenue, cette peau douce et
délicieusement élastique, ces longs yeux de fille à la paupière si ouverte et à
l’amande si parfaite, ces mains habiles et à la chair animée, tout ça, bientôt,
raide et pourrissant dans de la terre, malgré tout ce que je pourrais faire,
malgré tout l’amour que je pourrais lui porter, malgré ma toute puissance de
celle qui aime et est aimée, bientôt plus rien. A quoi peut me servir d’être
Celle Qui si je ne peux pas le soustraire à cette injustice qui ne frappe que
ceux qui ne sont pas nous ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Et moi, pauvre, mes jambes dont pour une obscure raison il
raffole, les aimera t-il toujours lorsque devenues des sécheresses cliquetantes
il devra me donner le bras pour ne pas que je m’effondre sur le coin d’une
tombe voisine ? Et mes fesses de fille trop mince, dont j’ai horreur du manque
d’envergure et de leurs fossettes qui ne vont qu’aux garçons, lui qui aime tant
leur mystérieuse disparition dès que je m’assoie ou lève ma jambe contre lui
pour mieux l’agripper, que dira t-il lorsqu’elles auront complètement et définitivement
disparues ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Nous pour l’instant pleins de chairs et de sang, jouissant
du corps de l’autre par envie et non par urgence, nous encore si jeunes et sans
trace de décrépitude, sans ces rides de mystérieuse écriture que nous envoie la
terre patiente qui nous attend, nous pour l’instant allongés sur la tendresse
du matelas et repus de vivance, devrons bientôt nous relever du coffre de bois
craqué et pousser sur la pierre tombale crissante pour nos rendez-vous nocturnes.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Main dans la main et les phalanges mêlées, nous marcherons
sans bruit le long des raides froideurs allongées qui nous tiennent lieu de
voisins. Aller, debout, feignasses ! Nous moquons-nous de ceux qui ont eu l’étourderie
de mourir sans ceux qu’ils aiment. Il pose sa guirlande de phalange sur mon os iliaque,
opération plus facile depuis que mes intestins ont laissé place nette. Condamnés
à rester figés dans un sourire d’hypocrisie, pareil à celui que nous nous
fabriquions lorsque fatigués de nous voir nous n’osions l’avouer, pour nous
souvenir d’une vieille habitude il se penche vers moi, et nos dents s’entrechoquent,
le bruit résonnant dans le vide de nos crânes, et ça nous fait rire.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Planqués derrière un buisson, loin de nos congénères, il
parcourt ma cage thoracique, là où étaient mes seins avant de partir en
purulence, ses doigts cliquetant sur mes cotes, comme quand enfant il jouait
avec un bâton à faire sonner les grilles du voisinage. Nous trinquons passionnément
des dents, et une de mes canines saute. Comme de cet amas de chair si réactive
et si chaude et vivante et qui me fut si importante il ne reste rien, il
emprunte un cubitus à une vieille voisine qui en a vu d’autres. Alors, par mélancolie
d’habitude, par regret et ironie, nous entamons la &lt;i&gt;vraie &lt;/i&gt;danse macabre,
celle dont on ne parle pas dans les livres.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;O ami et impuissant à contenir ta perte, n’oublie pas que
sous ta chair d’adoration se trouvent déjà tes os se préparant à voir le jour,
et que c’est injustice, oui, des millénaires d’injustice pour des millénaires d’autres
dont nous ne nous préoccupons pas et qui bientôt seront nous.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+alors+danse&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!674.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!674.entry</guid><pubDate>Thu, 20 Jul 2006 16:29:15 GMT</pubDate><slash:comments>2</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!674/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!674.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-07-20T16:29:15Z</dcterms:modified></item><item><title>des limites de la tolérance</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!668.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Toujours à la bourre, pour ne pas changer, j’ai vu récemment
une vidéo du spectacle de Dieudonné, « Excusez-moi » ou un truc dans
ce genre là. Je rappelle pour les pires que moi qu’il avait été accusé d’avoir
tenu des propos antisémites (à juste titre ou non, je l’ignore.) En mettant de
coté la prestation artistique qui était assez moyenne bien que plaisante, une
bonne moitié de son spectacle se résumait à «  de toute façon, je peux dire
tout qu’est-ce que je veux sur les Juifs, parce que moi je suis Noir et c’est
quand même plus pire d’être Noir que d’être Juif. »


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Un peu plus récemment, j’ai entendu parler de ce canular
destiné à Dove Attia, un « gens » de la nouvellepopstaracademy. Ce
type, qui fait une émission de merde sur des principes de merde destinée à un
public de merde et qui lors du canular a dit que de la merde, ne voit
absolument aucune autre raison à cette blague de potache que le fait d’être
Juif, et que se faire passer pour Patrick Bruel au téléphone ça équivaut bien à
trois chambres à gaz et demie, calculette à l’appuis.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Quelque part dans un hôtel en Irak, un envoyé spécial,
bruit de fusillade en fond sonore, essayait par téléphone de consoler sa fille
de la mort de son poisson rouge, et sa tristesse de fillette n’était pas moins
sincère et violente, n’était pas moins importante, que les larmes de la mère en
contrebas qui appelait son fils. Ainsi le pensait-il, et je crois qu’il a
raison.


&lt;p style="text-align:center;text-indent:27pt" align=center&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center;text-indent:27pt" align=center&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=2&gt;Et
de l’immensité de la connerie&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;


&lt;p style="text-align:center;text-indent:27pt" align=center&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;La tolérance, cette espèce de grand ciment universel qui
devait sous des jours meilleurs souder l’humanité en un immense centre
commercial métaphorique, s’est étiolée au point de n’être qu’une couverture que
n’importe quel représentant d’une minorité révélée peut tirer à lui pour son
soi personnel à lui-même.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Pour tous ceux qui ont souffert à cause de l’intolérance,
le politiquement correct n’est pas une évolution, ce n’est pas une bonne
nouvelle, c’est un trophée, une récompense, une immunité. Presque une loi. Noirs
et Juifs Tu ne Traiteras Pas. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;« Tient, tu ne parles pas des homos, Fuchsia ?
Ouf ! Pour une fois ! » Ne te réjouis pas trop vite, félon
lecteur ! En effet, les homos n’ont pas encore leur trophée de tolérance. Ce
n’est qu’une minorité level 1, pas assez de points d’XP en souffrance. C’est
pour ça qu’il y a tant d’arguments homophobes dans la bouche de ces refoulés
(oups ! pardon j’ai rien dit) : ce n’est pas tant qu’ils sont idiots,
c’est qu’ils sont postérieurs à l’intolérance. D’abord je déteste, ensuite je
trouve des trucs à dire dessus si on me demande pourquoi, au cas où. C’est à ça
qu’on différencie le rejet du jugement. Certains pédophiles ont protesté qu’on
faisait preuve d’intolérance à leur égard…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Reprenons au début. Le racisme, l’intolérance, part
toujours d’une inversion, comme celle citée plus haut. Pour conserver la
tolérance telle qu’on la connaît, la première chose à voir dans un autre être
humain est qu’il est un autre être humain. Chez les racistes, c’est inversé :
la première chose qu’ils voient chez un Noir est qu’il est Noir, et que la
couleur de sa peau correspond à une nature, une essence, qui le différencie
fondamentalement de lui. La tolérance veut que la seule et unique essence soit
humaine, et que le reste ne soit que des caractères, soumis au jugement
personnel.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Ainsi, en brandissant leur diplôme de minorité révélée, ces
personnes se soustraient au jugement, réclament que ne soit pris en compte que
ce qui fait d’elles une minorité, avant même le fait d’être humains. En gros,
elles réclament le racisme, l’antisémitisme, la phobie, mais dont les effets
seraient à leur avantage, une compensation du vrai racisme ordinaire, un rejet
de complaisance.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Je sais que cette façon de traiter la tolérance est
symptomatique d’une paranoïa justifiée des minorités et d’un sentiment de
culpabilité encore plus justifié des majorités. C’est une étape, un cap à
franchir, je ne condamne ni ne regrette. C’est humain.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Il y a quelques temps, une personne a dit de moi que j’étais
tolérante. Une autre me connaissant bien a surenchérit. Je n’ai rien dit,
uniquement car je ne crois pas être intolérante, et dans l’imaginaire commun on
est soit l’un soit l’autre. Mais je ne considère pas comme tolérante. Je ne
tolère ni les Noirs, ni les Juifs, ni les Arabes, ni les Tchèques, ni les
rappeurs, ni les philatélistes, ni les joueurs de foot. Je m’en fous complètement.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Une des limites de la tolérance est qu’il y a toujours un
tolérant et un toléré. Un rapport de force incompatible avec ce que ce mot
suppose.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;L’autre limite de la tolérance est que son dépassement est
l’indifférence. Ce qui est, quelque part, encore pire. Que c’est peut-être pour
ça que certains s’accrochent à la tolérance comme à un biberon. Parce que,
finalement, ce n’est peut-être pas une valeur, mais un moyen, qui mènera à
quelque chose d’un peu moins beau, à une utopie enterrée de plus.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt;Pour conclure, je dis à tous les Noirs et les Juifs qui
gueulent sur leur femme, qui roulent bourrés, qui mettent la musique à fond à
2h du mat’, qui font aux femmes croisées dans la rue des propositions
incompatibles avec la pudeur, que je les emmerde et ne les tolère pas.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:27pt"&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+des+limites+de+la+tol%c3%a9rance&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!668.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!668.entry</guid><pubDate>Fri, 14 Jul 2006 23:52:29 GMT</pubDate><slash:comments>6</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!668/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!668.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-07-15T00:07:56Z</dcterms:modified></item><item><title>Pour vous</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!466.entry</link><description>&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Tenez, c’est pour vous. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Une petite merveille qu’on ne trouve que dans les endroits les plus infréquentés. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;L’équivalent d’un papillon écarlate dans une usine désaffecté. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Une phrase belle de vérité dans un café bondé. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Un éclair de génie dans une nuit enflée. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;  &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Ou bien est ce le contraire. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Une nuit dans l’éclair. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;L’écrin d’une phrase sans père. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Le cliquetis d’une aile qui se débat dans l’air. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Un éclat argenté entraperçu sur le bitume, vite emporté par une marche que rien ne doit arrêter. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;  &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Bref. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;  &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;C’est le blog de mon ami. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Lequel ? &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Mon Ami. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;C’est tout. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;  &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Et pour une fois cette phrase qui en est à peine une s’emplit d’autre chose que d’un lieu commun. &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;  &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;Faites de ce blog votre extraordinaire lieu commun.
&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;br&gt;

&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;font size=4&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;a href="http://www.u-blog.net/Empathiepourmoimeme"&gt;La révolution du cafard&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;
&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;font size=4&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;br&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; 
 &lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;a href="http://"&gt;http://www.u-blog.net/Empathiepourmoimeme&lt;/a&gt;&lt;br&gt;  &lt;div style="text-align:center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+Pour+vous&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!466.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!466.entry</guid><pubDate>Sun, 25 Dec 2005 21:57:18 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!466/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!466.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-12-28T15:01:00Z</dcterms:modified></item><item><title>polygamie cérébrale non constructive</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!400.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;J’étais
quelque peu désemparée, à cet instant là. Un de ces instants où on est seule et
où on peut enfin réfléchir, non plus sur les choses constructives, mais sur les
choses qui en valent la peine.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;J’ai
trouvé qu’il valait la peine de réfléchir sur les choses constructives. Déjà,
pourquoi c’était ce type de réflexion qui revenait tout le temps dès qu’on
avait une personne en face de nous ? Pudeur d’esprit ? Peur de voir
que notre prochain n’a pas les mêmes pensées que nous, que lui ne songe pas à
sa vie, à sa mort, à ses peurs, ses angoisses, comment s’en débarrasser,
comment être heureux ? Peut-on penser que quiconque en face de nous ne
songe jamais à cela ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;La
générosité des uns est toujours l’égoïsme des autres. Quel parent applique
toujours les principes qu’il inculque à ses enfants ? Fais ce que je dis
pas ce que je fais. Si moi j’envoie tout le monde chier, si je n’aide personne,
c’est que je suis un gros con, mais toi tu dois être généreux, aider ton
prochain, lui rendre service, et en particulier moi parce que je suis ton
parent et que c’est uniquement pour ça que je t’ai injecté ces valeurs que je
méprise.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Ceux
qui glorifient la générosité, l’altruisme, sont parfois malheureusement ceux
qui ne cherchent qu’à en profiter.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;« C’est
comme ce que tu m’as fait comprendre, fit une voix dans mon oreille ; les
personnes ne supportent pas l’égalité, ils ne concèdent que la condescendance
d’être celui qui autorise l’autre à exister, exister dans ce monde dont ils
sont persuadés être le dieu, 6 milliards de petits dieux pleurant d’amour pour
eux même, pleurant leur pitié effroyable et leur charité réfléchie, pleurant
sur leur bonté et aimant leur bonté comme on aime un chien et pour les mêmes
raisons…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Tient,
il était de mauvaise humeur ce matin. Lu un mauvais livre ? On dirait
presque Ephélide. Il a du me piquer Belle du Seigneur pendant que j’avais le
dos tourné.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Je
savais donc qu’il n’allait pas rester. Il est comme ça Alter : il se
ramène, il râle, et puis il se casse. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Non,
mais il va revenir après, tout fou et bondissant, et n’arrêtant pas de parler
et de poser des questions…Tu le connais mieux que personne…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Salut,
Ephélide, Eurydice revenue des Enfers, Ephélide impératrice des excréments,
Ephélide poète des toilettes publiques…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Moi
aussi je t’aime.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Je
pris ma guitare et égrainais quelques accords. Lide fit celle qui n’écoutait
pas parce qu’elle savait que je détestais ça.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Dis-moi
Lide, pour toi, qu’est ce qu’une chose constructive ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Détruire.
A mon niveau c’est tout ce que je peux faire. Détruire pour forcer les autres à
penser ce qu’il faudra reconstruire. Tant qu’ils sont dans leur confort ils ne
réfléchissent pas. Tant qu’ils sont dans leur maison, bien au chaud, les choses
importantes sont quoi manger de bon pour dîner et ne pas louper le début du film.
Sors les de chez eux, mets les dans le froid et tu verras qu’ils se
souviendront des autres, de celui qui a froid comme lui, de celui qui pourra
les réchauffer, sépare-les de leurs plats surgelés, et ils se souviendront
qu’ils peuvent  manger avec presque rien. Sors les de leur confort et ils
se souviendront d’eux-mêmes.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Ephélide,
ma militante de naissance.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Je
me surpris à jouer un morceau d’inspiration espagnole que je ne connaissais
pas. Cela ne me surpris pas. Dès que je commençais à jouer, il venait.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Salut
Filigrane.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Bonjour
Fuchsia.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Fuchsia ?
Pourquoi m’appelle t-il Fuchsia ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Tu
es en train de taper pour ton blog, je te rappelle.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Ha
oui.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Fil,
sa délicatesse.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Je
me permets d’intervenir…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Je
t’en prie, permets-toi.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Si
on les sors de leur confort, ils se souviennent qui ils sont ; mais ce
n’est qu’en les y laissant qu’ils peuvent se souvenir de ce qu’ils doivent
être. L’humanité a évolué de manière à se créer le plus de confort possible, et
a donc pu inventer son propre idéal, son propre futur inaccessible. On ne
réfléchit pas le ventre vide.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Mais
le confort est devenu une valeur essentielle ; les gens ne réfléchissent
qu’à en avoir encore plus, c’est devenu leur unique motivation.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—C’est
pour cela qu’on existe, Lide. Pour cela qu’on a été créés. Nous sommes nés dans
l’imagination d’une femme qui a très rarement eu faim, et donc a pu observer.
Nous sommes destinés à être lus par des personnes au ventre plein,
confortablement assis dans leur salon, dans leur lit, sous la couette et
regardant leur réveil pour ne pas se coucher trop tard car ils travaillent
demain, être lus pour que celui que l’on veut faire réfléchir s’endorme plus
facilement, pour son confort, et pour son confort nous lui disons clairement ce
que nous voudrions qu’il sache, comprenne, ou s’indigne contre, ne pas lui
donner la souffrance de le faire lui-même…Nous existons car nous n’aurions
jamais dû exister.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Ephélide
garda le silence. Elle est beaucoup plus optimiste que Filigrane, malgré ce
qu’elle essaye de faire croire. Elle n’aime pas se souvenir de la véritable
nature de ceux qu’elle pense combattre.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; —Je
peux te piquer ta guitare deux secondes, Fuchsia ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Tiens,
prends.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Et
encore une fois, mon orgueil souffrit. Quelle idée de créer un personnage qui
joue mieux que moi.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Jamais
tu changes tes cordes ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;—Roh,
ça va, hein…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Mes
personnages et mon roman, leur caractère, leur présence quasi permanente à mes
cotés, mes réflexions non constructives, les seules qui en vaillent la peine.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Harmonium
prit place sur le lit de mon frère, comme à son habitude. Alter revint, le
sourire aux lèvres. Elle me regarda. Alors je pris ma plume, et à ceux qui sont
vivants je donnai une vie.


&lt;p&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+polygamie+c%c3%a9r%c3%a9brale+non+constructive&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!400.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!400.entry</guid><pubDate>Thu, 08 Dec 2005 09:05:25 GMT</pubDate><slash:comments>6</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!400/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!400.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-12-08T09:05:25Z</dcterms:modified></item><item><title>éloquent</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!258.entry</link><description>&lt;span&gt;&lt;font color="#783896"&gt;&lt;font face="Arial, Helvetica" size=3&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="color:lime;font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="color:lime;font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;

&lt;p style="text-align:center;text-indent:72pt" align=center&gt;Si
on réduisait la population mondiale à un village de cent personnes, tout en
gardant les proportions de chaque peuple et groupe quel qu’il soit existant sur
Terre, ce village serait composé de :


&lt;p style="text-align:center;color:rgb(128, 0, 0)" align=center&gt;- &lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;57
Asiatiques,&lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center;color:rgb(128, 0, 0)" align=center&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;-
21 Européens&lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center;color:rgb(128, 0, 0)" align=center&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;-
14 Américains&lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting';color:black"&gt;&lt;span style="color:rgb(128, 0, 0)"&gt;-
8 Africains&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting';color:black"&gt; &lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;Il y aurait:&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*52 femmes et 48
hommes&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*30 blancs et 70 non
blancs&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*30 chrétiens et 70
non chrétiens&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*89 hétérosexuels et
11 homosexuels&lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;*6 personnes posséderaient 59 % de la richesse
totale et tous les 6 seraient originaires des USA&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*80 vivraient dans
des taudis&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*70 seraient analphabètes&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting'"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*50 souffriraient de
malnutrition&lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;*1 serait en train de mourir &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;


&lt;p style="text-align:center" align=center&gt;*1 serait en train de naître&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting';color:black"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*1
posséderait un ordinateur&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-family:'Lucida Handwriting';color:black"&gt;     &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/strong&gt;*1 seul aurait
un diplôme universitaire&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+%c3%a9loquent&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!258.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!258.entry</guid><pubDate>Thu, 10 Nov 2005 14:44:11 GMT</pubDate><slash:comments>3</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!258/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!258.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-19T15:20:24Z</dcterms:modified></item><item><title>Imagination</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!195.entry</link><description> &lt;span style="font-style:italic"&gt;Imagination                                             
&lt;/span&gt;L'imagination&lt;br style="font-style:italic"&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt; creates the
situation                               
&lt;/span&gt;crée la situation&lt;br&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt; and, then, the situation&lt;/span&gt;                          
puis la situation&lt;br&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt; creates imagination&lt;/span&gt;                           
      créé l'imagination&lt;br&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt;&lt;br&gt;
 It may, of
course,                                   
&lt;/span&gt;Il est possible, certes,&lt;br&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt; be the other way
around:                      
&lt;/span&gt;que ce soit le contraire:&lt;br&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt; Colombus was
discovered                      
&lt;/span&gt;Colomb fut découvert&lt;br&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt; by what he
found.                                  
&lt;/span&gt;par ce qu'il a trouvé.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;div style="text-align:left"&gt;                 &lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;James Baldwin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+Imagination&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!195.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!195.entry</guid><pubDate>Sun, 18 Sep 2005 22:03:11 GMT</pubDate><slash:comments>0</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!195/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!195.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-19T15:17:23Z</dcterms:modified></item><item><title>à méditer</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!194.entry</link><description>&lt;font style="color:rgb(153, 51, 0)" size=1&gt;&lt;span style="font-family:geneva,arial,sans-serif"&gt;          &lt;font size=2&gt;Imaginez
que chaque matin, une banque vous &lt;font size=2&gt;ouvre&lt;/font&gt; un compte de 86400 €.
Simplement, il y a deux règles à respecter. La première règle est que
tout ce que &lt;/font&gt;&lt;font size=2&gt;vous n'avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le
soir. Vous ne pouvez pas tricher, vous ne pouvez pas virer l'argent sur
un autre compte, vous ne pouvez que le dépenser; mais chaque matin la
banque vous rouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86400 € pour la
journée. Deuxième règle, la banque peut à tout moment interrompre le
&amp;quot;jeu&amp;quot; sans aucun préavis; à n'importe quel moment elle peut vous dire
c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n'y en aura pas d'autre.
Que feriez vous? A mon avis, vous dépenseriez chaque € à vous faire
plaisir, et à offrir quantité de cadeaux pour les gens que vous aimez.
Vous feriez en sorte d'utiliser chaque € pour apporter du bonheur dans
votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent... Cette banque
magique existe, nous l'avons tous :c'est le temps !! Chaque matin au
réveil, nous sommes crédités de 86400 secondes de vie... Pour la
journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n'y a pas de
repport... Ce qui n'a pas était vécu dans la journée est perdu, hier
vient de passer... Chaque matin, cette magie recommence. Nous jouons
avec cette règle incontournable: la banque peut fermer notre compte à
tout moment, sans aucun préavis; à tout moment la vie peut
s'arreter.Alors qu'en faisons nous de nos 86400 secondes&lt;/font&gt; &lt;font size=2&gt;quotidiennes????&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
  Merci à Fabienne de http://spaces.msn.com/members/deltaplane3/ pour m'avoir permis de publier ce texte&lt;br&gt;
&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+%c3%a0+m%c3%a9diter&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!194.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!194.entry</guid><pubDate>Sun, 18 Sep 2005 21:28:53 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!194/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!194.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-19T15:16:12Z</dcterms:modified></item><item><title>Le Mode d’Emploi de la Vie et du Bonheur (part 1)</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!166.entry</link><description>&lt;p style="text-align:center;text-indent:36pt" align=center&gt;&lt;i&gt;Autoportrait
en ré mineur&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Un jour, les vieux sages
appelèrent tous les jeunes gens de mon âge, et leur dirent : « Vous
êtes grands, maintenant. »


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Beaucoup sourirent d’aise,
d’autres parurent un peu surpris, certains commençaient déjà à faire des
projets, comme si ils avaient attendu ce feu vert toute leur enfance. D’autres
se cherchaient d’un regard alourdi d’angoisse ; de ces regards qui se
croisent, se reconnaissent, se prennent par la main et ne veulent plus se lâcher.
Comme des enfants à la rentrée de l’école maternelle, suspendus à des mains
trop grandes pour eux.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;A tous, même à ceux dont les yeux
lourds ne pouvaient plus que traîner par terre, les vieux sages donnèrent un
livre.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Le Mode d’Emploi de la Vie.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Du Bonheur.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et de tout ce qui s’ensuit.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Ceux qui avaient souri se mirent
à le parcourir avidement, s’interpellant les uns les autres, avec une voix
brillante.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Le Livre était magique. Il savait
tout de nous et tout ce dont nous avions envie. Quelle sagesse. C’était lui qui
le disait. Et le Livre ne se trompe jamais. L’humanité contenue dans ces pages
frêles, avec ses rêves, ses aspirations, les dons de chacun, leurs faiblesses.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Le Livre était très mince.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Il &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;avait néanmoins un sommaire. Il fallait se
chercher, puis se reporter à la page qui nous disait comment vivre.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;J’entendais déjà les cris de joie
de ceux qui parlaient avec une voix brillante, ceux qui s’étaient trouvés dans
le sommaire et avaient lu, dans les petits caractères noirs savamment dessinés,
le Bonheur Lui – même , élagué ,distillé, compressé et imprimé.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Les élus du Bonheur.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Les Bienheureux.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Qui avaient trouvé leur voie.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Leur Place.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Je feuilletai lentement le
sommaire. Plusieurs fois je cru me trouver. Je pensais que ce n’était pas
grave. Que ce serai pour plus tard. Qu’après tout, ne pas trouver ma Place
n’embêtait que moi. J’étais trop jeune pour comprendre que « trouver sa
voie » signifiait «  être sur la route pour ne pas encombrer celles
dont on a besoin. »On ne voyage pas quand on trouve sa voie : on se
fait chasser. Je pensais sincèrement qu’on n’allait pas m’en vouloir. Mais je
ressentais déjà cette petite piqûre de honte, celle qui orne les petits
sourires gênés, cette piqûre compagne de tous ceux qui n’ont pas fait comme
tout le monde. Et qui font exprès, en plus. Ce n’est pas difficile de se
trouver dans le Mode d’ Emploi. Vu qu’il ne se trompe jamais.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;En regardant autour de moi, je
vis dans les yeux lourds d’angoisse certains qui avaient à la commissure des
lèvres cette même piqûre. Alors nos regards se croisent, se reconnaissent, se
prennent par la main et ne veulent plus se lâcher.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et c’est ainsi que je devins une
Angoissée.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Mon angoisse avait un arrière
goût bleuté. Une angoisse qu’on prend facilement pour une indifférence aux
Choses Importantes. « Elle fait sa crise d’adolescente » disait ma
mère à quiconque faisait semblant de s’intéresser au phénomène, croyant sans
doute sincèrement que j’étais obsédée par ma sexualité, comme on lui a bien
expliqué dans les magazines. Cette angoisse, les Gens qui me Connaissent par
Cœur ont mis des années à la voir, et ont continué à en prendre soin quand elle
eut disparu. C’est l’inconvénient que subissent beaucoup de gens qui parlent
peu. Dès que l’entourage à enfin une étiquette à leur coller dessus, ils s’y
raccrochent comme à une bonne nouvelle.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Dans le Mode d’Emploi de la Vie
et du Bonheur, je vis enfin une phrase qui me plut, bien cachée au fin fond
d’un paragraphe, comme une chose sans importance :


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;« Si tu aimes lire, va en 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt;
L »


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Soit.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;J’y allai.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et là, une chose incroyable se
passa : j’y fus heureuse.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Mieux qu’heureuse : j’y
avais ma Place. Incontestablement, magnifiquement ma place.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;J’avais émigré dans un pays où
j’étais intelligente, douée, enthousiaste, d’où personne ne voulait me chasser.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Chez moi parmi les autres.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Dans le fond de la classe, je vis
quelques regards baissés, voilés, qui commençaient à s’alourdir d’une manière
inquiétante. Des Angoissés qui s’étaient trompés.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Je n’eu même pas pitié
d’eux : je n’étais plus des leurs.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;J’avais une admiration toute
particulière pour ma professeur de français. Je ne pouvais plus me retourner
sur les Angoissés du fond : je n’avais d’yeux que pour elle.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Alors je pris de nouveau le
Livre, consultai le sommaire (c’étais plus facile à présent) et lu :
«  si tu es heureuse en L, et si tu aimes ta professeur de français, cela
veut dire que tu meurs d’envie de faire comme elle. Tu seras professeur,
félicitation ! »


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et je me mis à parler d’une voix
brillante, à dessiner la carte de toute ma vie, la carte que m’avait conseillé
le Livre Qui ne se Trompe Jamais, vis la voie magnifique qui m’était destinée,
eu un vertige, un instant de doute ? Non, bien sur que non, j’étais à mon
tour une Bienheureuse, je ne pouvais douter, le Bonheur s’offrait à moi, je
sens son goût dans ma bouche, tiens, c’est étrange, il a un arrière goût
bleuté, et avant que je puisse comprendre je me mis à vomir des flots âcres de
terreur, et plus je vomissais plus je sentais mon corps se remplir, comme une
mère a toujours plus de lait pour nourrir un enfant qu’elle déteste, je
vomissais un bleu livide d’une puanteur atroce, et quand enfin je me calmai, je
vis que le Mode d’Emploi de la Vie et du Bonheur baignait dans l’angoisse.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+Le+Mode+d%e2%80%99Emploi+de+la+Vie+et+du+Bonheur+(part+1)&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!166.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!166.entry</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2005 20:36:59 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!166/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!166.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-19T15:15:44Z</dcterms:modified></item><item><title>Le Mode d’Emploi de la Vie et du Bonheur (part 2)</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!165.entry</link><description>&lt;p style="text-align:center;text-indent:36pt" align=center&gt;&lt;i&gt;Requiem
pour l’insolente&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Comme le livre nous dit
clairement qu’il faut que la moindre de nos représentations soit sans failles,
beaucoup prirent l’habitude de faire des répétitions.&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;Le regard de certaines jeunes femmes devant
un beau jeune homme est fascinant ; elle compte ; ce jeune homme a
les mêmes yeux que l’amoureux du primaire, le même sourire que le premier
chagrin d’amour, le même humour que le premier amant. Comme le jeune homme
remplit tous les critères de remplacement des anciens acteurs des répétitions
balbutiantes où chacun cherchait son texte des yeux, elle est persuadée d’avoir
trouvé le Grand Amour&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;( le Mode d’Emploi
de la Vie et du Bonheur, page 12, § 8 ) et qu’enfin elle pourra vivre
décemment sous les feux des projecteurs, personne ne trouvera rien à redire,
elle a trouvé le bon, le celui pour toujours, celui qui invariablement rejoint
ensuite la liste des éconduits de fin de répétition.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Etrange consécration de celui qui a trouvé le
Bonheur : il prend une large inspiration dans les coulisses, s’avance
gravement sur scène, le cœur battant, les projecteurs s’allument et l’éblouissent,
et il s’aperçoit que chaque personne du public, au lieu d’être assise sur son
siège à l’admirer, est en fait dans une autre salle, sur une autre scène, en
train de faire exactement la même chose.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Je pris souvent mes répétitions
pour une représentation. Comme j’aimais chanter et que ma voix était agréable,
je prévins tout un chacun que je serai chanteuse. D’une certaines manière, je
le devins, mais à l’envers : une vraie chanteuse, s’installant
confortablement dans une radio, impose son chant par surprise, tandis que moi,
je ne chantai que sur demande. La notoriété d’un artiste ne se mesure pas au
nombre de disques vendus ou à la quantité de concerts, mais au nombre de
personnes qui, l’entendant par hasard, dans la rue, au supermarché ou dans une voiture
qui passe, se disent : «  ho non, pas lui.. » Le talent est
devenu obscène. (Curiosité de la langue de retrouver « scène » dans
ce mot.)


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Je me pris de passion pour les
insipides cours de musique du collège, jouai de la flûte en plastique avec un
certain plaisir, ne comprenant pas encore l’énormité de la chose, espionnai mon
cousin qui jouait du piano, m’inscrivis dans une chorale décevante. Sans savoir
que je répétais.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Puis, un jour, je trouvai enfin
ce dont j’ignorais l’importance de la recherche. Un son magnifique, père et
frère de ceux que j’aimais (et aime toujours), avec énormément en plus.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Mon nouvel amour m’obséda. Je me
relevais la nuit quand je l’entendais sonner, tel Roméo guidé par la voix de
Juliette à son balcon. Hélas, à chaque fois que je m’avançais ainsi vers elle,
je la trouvais invariablement dans les bras d’un grand barbu aux cheveux longs
qui ne semblait pas prêt à la lâcher.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Qu’à cela ne tienne. Nous
entamâmes une relation adultérine. Rendons grâce au grand barbu chevelu qui,
peu jaloux, m’appris à la connaître, me donna les clefs qui me permirent
d’ouvrir le coffret où elle cachait ses secrets.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Je crus que c’était le trésor des
pirates. Ce fut la boite de Pandore.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Car je ne pouvais pas dire
« quand je serai grande, je serai guitariste. » Je l’étais déjà,
jusque dans les moindres fibres de mon âme, je l’étais avant même la première
étreinte, et je savais désormais que je ne pouvais être heureuse que si ma
passion trouvait dans la vie de chaque jour une terre où se nourrir et se
développer. Sinon c’était moi qui allais flétrir et dépérir.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;La passion s’est vue attribuée
tout un troupeau de lieux communs tous plus affligeants les uns que les autres.
Qu’elle ne tolère aucune concession. Que sans elle, la vie n’est qu’un vaste
sac rempli d’occupations inventée pour se désennuyer. Qu’elle élève l’individu
et donc l’humanité. Qu’à cause d’elle, le peintre accorde plus d’importance au
portrait qu’au modèle. Et bla et bla et bla. Et le plus triste, c’est que tout,
malheureusement tout, est vrai.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Les passionnées sont des monstres
qu’on adore.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et les artistes sont les pires.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;« Je suis inspiré » dit
l’artiste, souvent avec un sourire de grâce, parfois avec une fièvre tapissant
son regard, parfois avec un empressement d’amant, rarement avec stupéfaction.
Rien de plus naturel pour lui. Le manque d’inspiration, passager ou sadique,
agaçant, creuse en lui un vide à hurler d’ennui. L’artiste est toujours
double : il y a lui et son inspiration. Les Muses n’accouchent que de
siamois.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;« Je suis inspiré » Inspiré
par qui ? Par quoi ? En quel but ? Vers quels lieux ?
Quelle entité a besoin de faire sienne un artiste ? L’artiste est bien
souvent trop occupé pour répondre à ces questions, et c’est dommage, car seul
lui a les réponses.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;« Cette musique
m’inspire » La musique a donc une respiration…Etouffe t-elle si elle
n’inspire plus ? Sans doute. La création est aussi noble et absurde que la
procréation. C’est le même cycle : l’artiste crée pour inspirer et faire
composer et inspirer...Les moindres musiques, les moindres œuvres qui
n’inspirent pas, sont oublié. Ne donnent pas de progéniture. Meurent.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;L’artiste lui-même, qui connaît
bien la vie de son siamois qui le suit partout, trouverai plus naturel de dire
« j’inspire cette musique ». L’artiste la fait sienne, il s’en
nourrit, s’en gonfle les poumons. Il inspire les musiques, les couleurs , les
images brutes de la rue, un mot d’enfant, un conseil d’ami.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Puis il crée.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Il expire.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;La respiration de l’artiste.
Qu’il soit inspirant ou inspiré, Dieu ou possédé, cela lui importe peu. Il vit
au rythme de ce double temps, de ce battement de cœur trop grand pour lui.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;L’art a un formidable instinct de
survie.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Ce qui, heureusement pour lui,
n’est pas le cas des artistes.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Forte de cette certitude, que
désormais ma vie se calerai au rythme de cette respiration, je consultai le
Livre. Les personnes comme moi sont loin d’être rares. Elles ont forcement leur
Place.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Je feuilletai, un peu émue. Ce
n’est qu’en trouvant le chapitre qui me concernait que je m’aperçue que je n’y
croyais pas.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et le Livre dit :


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;« Si ton regard divise les
moindres particules de réalité pour les assembler de nouveau dans un désordre
grandiose, si tu sens la lumière du soleil fondre sur ta langue chaque soir, si
tu aimes te promener tôt le matin pour voir ta ville s’éveiller comme une
vieille amante et ressentir à nouveau un amour poussiéreux , si tu regardes les
toits des immeubles en te demandant quelle vue on peut bien avoir de là-haut,
si tu penses que la vie est la seule valeur qui mérite notre attention, et que
la vie est le jeu subtil et constant entre des équilibres, et que de ces
espaces libres entre ces équilibres naît la beauté, et que la beauté est bien
plus évidente, stable et sincère qu’une quelconque générosité, que rendre les
gens heureux cinq minutes est un terrain repris sur leur mortalité, et que
faire quelque chose de beau, c’est déjà faire quelque chose de bien… »


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Mon cœur battais à tout rompre,
je n’osais croire qu’enfin, j’allais trouver ma Place, qu’enfin ma vie allait
être légitimée, que tous autour de moi allaient dire « ce n’est pas ta
faute » et m’indiquer un siège où prendre place…


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;«  Si tu penses tout cela,
dit le Livre, va te faire soigner. »


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Je me fis donc soigner en
m’envoyant à l’université.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Faire des études. C’est une
évidence pour tout le monde, non ? Il faut que je termine mes études.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Avant, je me maudissais de faire
ça, je me traitais de faible, de lâche, de fille influençable qui avait trop lu
le Livre et écouté trop de gens. J’en voulu à mes manipulateurs imaginaires, et
le bleu de l’angoisse se mua en rouge de colère, et aujourd’hui encore cette
couleur est ma préférée. Mais je me trompais. C’est juste que je ne suis pas si
différente des autres que je me suis longtemps plu à le croire.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Sa Place. Chacun doit avoir sa
Place. Heureux les médiocres. La leur est au premier rang.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Tout autour de moi, je vois des
jeunes gens de mon âge, mes amis, mes aimés, mes talentueux et mes génies,
tourner autour d’un point d’interrogation, leur Livre à la main. Vous savez
comme les mots sont possessifs, ils ne veulent jamais nous quitter au bon
moment, car une bonne parole au bon moment ne nous apartient plus, elle vit
désormais dans l’esprit de celui qui lui a été utile, et ça les mots n’aiment
pas. Chaque fois que je te vois, mon ami, qui que tu sois, je sais que suivre
les directives évidentes pour d’autres sont pour toi d’une difficulté injuste,
qu’à chaque fois que tu te retournes tu vois un passé qui ne fait que repousser
plus loin ton avenir, que ton mot préféré est «  bientôt » que tu murmures
à toi-même dans tes moments d’espoir, que tu cherches souvent où a été ta
faute, et que tu ne la trouves jamais, car tu n’en as jamais faite aucune, à
toi mon ami, j’ai toujours envie de te dire : prend le Mode d’Emploi de la
Vie et du Bonheur, regarde qui te l’a donné, et brûle –le.


&lt;p&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+Le+Mode+d%e2%80%99Emploi+de+la+Vie+et+du+Bonheur+(part+2)&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!165.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!165.entry</guid><pubDate>Thu, 08 Sep 2005 20:31:44 GMT</pubDate><slash:comments>7</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!165/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!165.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-19T15:15:16Z</dcterms:modified></item></channel></rss>