<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet type='text/xsl' href='http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/mmm2008-07-24_12.50/rsspretty.aspx?rssquery=en-US;http%3a%2f%2fbigfaichefuchsia.spaces.live.com%2fcategory%2fma%2bvie%2c%2bmon%2boeuvre%2c%2bmon%2bcul%2ffeed.rss' version='1.0'?><rss version="2.0" xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" xmlns:msn="http://schemas.microsoft.com/msn/spaces/2005/rss" xmlns:live="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" xmlns:dcterms="http://purl.org/dc/terms/" xmlns:cf="http://www.microsoft.com/schemas/rss/core/2005" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>bravo les gens: ma vie, mon oeuvre, mon cul</title><description /><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&amp;_c=BlogPart&amp;partqs=catma%2bvie%2c%2bmon%2boeuvre%2c%2bmon%2bcul</link><language>en-US</language><pubDate>Sun, 02 Nov 2008 18:51:25 GMT</pubDate><lastBuildDate>Sun, 02 Nov 2008 18:51:25 GMT</lastBuildDate><generator>Microsoft Spaces v1.1</generator><docs>http://www.rssboard.org/rss-specification</docs><ttl>60</ttl><cf:parentRSS>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/feed.rss</cf:parentRSS><live:type>blogcategory</live:type><live:identity><live:id>-6053375434326231558</live:id><live:alias>bigfaichefuchsia</live:alias></live:identity><cf:listinfo><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="typelabel" label="Type" /><cf:group ns="http://schemas.microsoft.com/live/spaces/2006/rss" element="tag" label="Tag" /><cf:group element="category" label="Category" /><cf:sort element="pubDate" label="Date" data-type="date" default="true" /><cf:sort element="title" label="Title" data-type="string" /><cf:sort ns="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/" element="comments" label="Comments" data-type="number" /></cf:listinfo><item><title>la réalité, c'est très surfait.</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!860.entry</link><description> Le problème, une fois constatée une totale absence de foi, d'ésotérisme, de philosophie à consommer sur place dans son sac en papier, c'est qu'il ne reste plus que la réalité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La réalité, c'est pas mal. On la tâte du bout du doigt; elle plait. C'est bon j'embarque.&lt;br&gt;&lt;br&gt;On prend le petit papier fourni avec: comment entretenir votre réalité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;La croyance entretient, la réalité est entretenue. La foi quelconque en une quelconque ligne de vie, celle qui se trouve plus dans la tête que dans la main, est un diapason sur lequel les âmes s'accordent. S'accordent à penser pareil, à dire les mêmes choses, dans les limites du raisonnable; elles résonnent. c'est un fil, un guide, un modèle, un jeu de points numérotés qu'il faut relier.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Quand on croit, on est plusieurs: soi et ceux qui croient. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans la réalité, on est tout seul. Même avec ceux qui pensent pareil.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pour les adeptes de la réalité, il faut toujours savoir ce qu'on fait.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Pas si on fait bien ou mal. Trop ou pas assez. Pas comparaison possible si on est seul. Non, juste savoir. Se retourner sur soi, se regarder. Ne pas créer la moindre illusion sur soi. La moindre hypocrisie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je peux faire les pires horreurs que je veux, du moment que je sais que je les fais, comment je les fais, pourquoi je les fais. Je me suis autorisé cette discipline car pour moi, le &amp;quot;j'ai envie&amp;quot; ne répond à aucune de ces questions.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Surtout que, si on veut bien faire, être logique avec soi-même, il y a toujours un moment où il faut jeter le petit papier.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et ça, c'est du boulot messieurs dames.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Dans la croyance, il y a toujours un but à atteindre, un dernier point à relier. La réalité est la science du &amp;quot;pourquoi&amp;quot;, la croyance celle du &amp;quot;pour quoi&amp;quot;. L'un marche à reculons, l'autre en aveugle, et les deux sont incapables de donner une indication à l'autre pour lui éviter de se prendre les pieds dans le Grand Tapis Céleste.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Enfin, ça, c'était avant.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai jeté le petit papier avec mes assiettes. Voilà un couple encore plus surprenant que celui &amp;quot;bébé+eau du bain&amp;quot;.&lt;br&gt;&lt;br style="font-style:italic"&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;&amp;quot;Elle écrit bizarre aujourd'hui, Fuchsia, non?&amp;quot;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;Oui. Il est 3h31 du mat', j'ai un mal de crâne pas possible, je crois que j'ai faim, et je me force à écrire. Donc forcément ça coince.&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je pensais que la réalité, c'était juste une question de discipline. De priorités parfaites, de questions justes. De parfaite sincérité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Soyons technique.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;Le manque de nourriture provoque des pensées paranoïaques avec des complexes de persécution.&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les miennes étaient jolies comme tout. Je posterais un jour rien que sur elles. Le moindre murmure à travers le mur chuchotait mes vices, m'attribuait des fautes. Les amis qui me visitaient voulaient me surveiller. Ils se réunissaient le soir, et faisaient des comptes rendus de mes activités, cachés sous leurs cagoules. Le gouvernement nous mentait: la nourriture n'est pas indispensable à la survie de l'Homme! Les lobbies alimentaires faisaient pression! Scandale, scandale des cinq fruits et légumes par jour! On cherche à berner le contribuable! Rasons les champs! Liberté aux vaches laitières! Dignité pour les poules!&lt;br&gt;&lt;br&gt;Un sentiment de puissance irradiait le moindre de mes gestes, de mes pensées. J'étais Clairvoyante, Lucide, comme jamais. J'étais l'Elue au Petit Appétit. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Quand on choisit la réalité, on se fait sa propre carte avec ses petits points à relier. Leur durée de vie est celle d'une pensée. Chaque pensée est passée au crible, au tri, à l'approfondissement, à l'épuration, pour savoir si elle est, dans la réalité propre et subjective qu'on s'est choisie, Vraie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Chacun de mes délires passaient sans problème. Bien situé sur la carte, bien à sa place, intégré dans le décors, même pas un petit bizuthage.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je pense, au sens le plus proche de l'expression, que j'ai vécu ce qui s'appelle &amp;quot;perdre l'esprit&amp;quot;. J'ai perdu l'esprit comme on perd un ami: toujours là, quelque part, sans doute, toujours opérationnel, menant sa vie, embrassant sa femme et allant faire ses courses. Mais le téléphone ne sonne plus, la sonnette reste muette. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Je ne peux plus compter sur lui.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Restons technique.&lt;br&gt;&lt;br style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;Le manque de nourriture entraine des troubles sensoriels.&lt;/span&gt;&lt;br style="text-decoration:underline"&gt;&lt;br&gt;Je vous l'avais dit: quand j'ai remarqué que mes privations me procuraient un tel bien-être, je me suis inquiétée. Puis, quand j'ai commencé à voir des choses qui n'existaient pas, j'ai paniqué.&lt;br&gt;&lt;br&gt;On devrait faire des stickers, comme sur les paquets de clopes &amp;quot;fumer provoque le cancer du poumon&amp;quot; / &amp;quot;ne pas manger provoque des hallucinations.&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Mes halu étaient pour la plupart du temps positives. Ca tenait du domaine affectif: être persuadée d'avoir vu passer mon chat dans le couloir (alors qu'il est dehors), être persuadée de voir un autre chat dans mon lit (et de se sentir conne quand surprise à caresser la couette), voir le petit ami de ma mère âgé de 12 ans passer la porte (tient tu étais déjà chauve à cet âge-là?), avoir des conversations passionnantes avec des gens qui ne sont pas là.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Puis, il y a les autres.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Souvenez-vous, dans votre enfance, ces persuasions atroces: il y a quelqu'un dans ma chambre. Un truc bouge sous mon lit. J'entends respirer.&lt;br&gt;Imaginez-vous, à cet âge, voir, vraiment voir, quelque chose sortir de sous le lit. Quelque chose d'informe, inidentifiable, qui exhale une puanteur terrifiante, une odeur qui ne rappelle rien de connu, rien de réel, et qui vous prend la gorge.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Vous aurez une petite idée des hallu négatives.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je suis athée. Complètement. Comme pas possible. Et j'ai vu, un jour, le Diable pousser la porte du salon.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Maintenant, je sais pourquoi au Moyen-Age ils étaient si religieux: pas assez à bouffer.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai tellement maigri que je suis passée entre les mondes.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Toujours savoir ce que l'on fait. Toujours.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai vu que je déconnais. Qu'il fallait que je remange. Pas envie? ça ne répond à aucune des questions.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai donc remangé. Pour de vrai. Mon combat, mon orgueil, mes petites provocations avec l'assiette disparues.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Les délires? Disparus. Les hallu? Disparues.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Voilà, je suis guérie, je vais bien. je suis de nouveau dans la réalité. Je ne pense plus à la nourriture: je la mange, c'est tout. Comme si c'était normal. ha ha ha, corrige-toi, Fufuch: C'EST normal. Tu as failli t'avoir là. Mais tu es dans la réalité, où tu te surveilles, où tu ne dois pas dévier.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je mange, je ne dévie pas.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Hier soir, j'étais toute fière de moi car j'ai salivé à l'odeur du poulet dominical. Une pulsion gallinacée plein la bouche. Me suis fait une assiette. Direct. Et ouais, ça vous en bouche un coin, hein?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Le soir en me couchant, j'y ai repensé. Auto congratulation. Je me congratule beaucoup, c'est important, et puis ça fait toujours plaisir. J'ai mangé du poulet à midi, et le soir, je...&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je...&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai pas mangé. Rien du tout. Complètement, purement, connement pas mangé.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Oublié.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Même pas fait attention. Si je ne m'étais pas tapée dans le dos, je serais toujours persuadée d'avoir retrouvé un régime (hi hi hi) normal. Persuadée de me surveiller de près, avec mon air inquisiteur, et moi toute souriante en soquette blanche qui fait tout bien comme il faut.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ben merde. Je fais quoi, alors?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Roh, tout de même, je vais pas faire tout un plat (hum, décidement quelle forme, Fufuch!) Juste un oubli, ça arrive. Tu manges normalement, tu le &lt;span style="font-style:italic"&gt;sais&lt;/span&gt;, tu le &lt;span style="font-style:italic"&gt;sens&lt;/span&gt;, tout en toi dit que tu &lt;span style="font-style:italic"&gt;es&lt;/span&gt; normale, tu te sens normale, enfin comme d'hab quoi, tous ces parasites de la crise d'ano, les bons et les mauvais, sont partis. Pourquoi douter?&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est vrai ça, pourquoi?&lt;br&gt;&lt;br&gt;Parce que ma mère m'a dit &amp;quot;t'as encore maigri.&amp;quot;?&lt;br&gt;&lt;br&gt;N'importe quoi! Je bouffe! Je m'empiffre! OK, je suis incapable de dire avec quoi, mais je le sais! Je le sais que je mange! &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ben tient, je me le prouve.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Strip tease, balance. Greugneugneu, &amp;quot;t'as encore maigri&amp;quot;, je t'en foutrais, moi,  des t'as encore...&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai encore maigri.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Oups.&lt;br&gt;&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+la+r%c3%a9alit%c3%a9%2c+c'est+tr%c3%a8s+surfait.&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!860.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!860.entry</guid><pubDate>Tue, 05 Feb 2008 03:26:19 GMT</pubDate><slash:comments>7</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!860/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!860.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-02-05T03:26:19Z</dcterms:modified></item><item><title>chanson à boire</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!850.entry</link><description> Ô merveilles d'hypocrisie égotique. Comme on s'aime, comme on se cajole, même le plus misanthrope des cyniques. Comme on se protège, on se console, on se berce dans nos propres bras au sein d'une douce mélopée...Chhhut...Je est là.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai toujours été longue. Longue à venir, longue à réagir, longue à écrire, à comprendre. Il était bien naturel que mon physique reflète cette perpétualité. Un grand machin tout sec, toujours un peu trop maigre. Les gens qui m'aiment disent &amp;quot;fine&amp;quot;. Les gens qui m'aiment ont de la cellulite.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il y a deux semaines, ou trois, ou dix jours je ne sais plus, je me suis inventée une maladie. Oulà, les gars, j'ai la tête qui tourne, ouillouillouille. Suis même allée chez le médecin, dis donc: je jouais tellement bien la comédie que j'ai fini par me faire douter. J'ai gagné un bleu dans la saignée du bras. J'ai toujours des bleus partout, de toute façon.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et j'ai dit à mon père:&amp;quot; j'ai la tête qui tourne alors j'ai la nausée alors je mange pas alors j'ai la tête qui tourne.&amp;quot; Et j'ai ri. Tout moi, ça! Mais c'est pas grave. Après tout, je suis juste un peu malade. Suffit d'attendre que ça passe. &amp;quot;Suffit d'attendre que ça passe.&amp;quot; Merci Papa.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et je me cajolais. Je me berçais tout doucement, avec une suave mélopée...&amp;quot;c'est juste des vertiges...Ca ne recommence pas, non...Ce n'est pas comme avant...Ca ne sera plus jamais comme avant...Car tu es guérie maintenant...Non, ce n'est pas comme avant...&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;Il y a deux semaines, ou trois, ou dix jours je ne sais plus, j'ai arrêté de manger.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je ne m'en étais même pas aperçue. Après tout, j'étais malade, non? J'avais des vertiges, peut-être même de la fièvre, tant qu'on y est. C'est normal de ne pas manger, quand on est malade. Pas vrai? Chante-moi une autre chanson, une plus jolie, une qui rassure. Chante-moi que ces moments atroces où mon coeur me frappe, où mes poumons se recroquevillent, où mes yeux effrayés se cachent derrière un voile blanc et où ce gout, CE gout, me remplit la bouche et m'envahit de nausée, chante-moi que c'est juste à cause des vertiges. Une petite chute de tension, va, c'est pas méchant. Ca fait ça à tout le monde, c'est bien connu.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai commencé par prendre mes repas en deux fois. Un petit peu pour Maintenant, un petit peu pour Plus Tard, pour pas surcharger. Puis j'ai oublié le Plus Tard.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et j'ai joué. J'ai joué avec le Maintenant. J'ai joué à le retarder le plus possible. Ho, pas que ça me dégoutait, non, pas du tout, je n'ai pas de problème avec la nourriture, non, j'en ai jamais eu, j'ai même fait une chanson sur ça. Non, juste...comme ça. Voir combien de temps j'étais capable de tenir sans manger.Apnée stomacale.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Regarde Je, regarde comme je suis forte, comme je maitrise mon corps, comme je le mets à ma botte. Regarde comme j'ignore superbement sa requête. C'est moi le chef. Le chef cuisinier, hi hi hi! Avec son fouet! Regarde: je ne sais rien faire, je ne fais rien, je ne sers à rien, je suis une tache, un boulet, un jouet porté par le vent des autres, mais ça, CA, c'est moi, ça je le dirige, là, je n'ai pas peur. Ca t'en bouche un coin, cher Je, n'est-ce pas? Je te comprends. Moi aussi, je m'impressionne.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je sens mon ventre se remplir d'acide et ça me fait jouir. J'aime le faire enrager. Je suis taquine. Ne t'inquiète pas, petite poche sommaire, tu vas l'avoir, ton repas. Regarde, il est là, tout fumant, dans la cuisine...Là, vois, je te l'approche...Et...Hop! A la poubelle! Hi hi hi! Je t'ai bien eu, hein? Rolala, mais fais pas cette tête. On peut vraiment pas rigoler avec toi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Vous ne pouvez pas comprendre. Vous ne pouvez pas. Parce que vous êtes des chieurs. Vous ne le saviez pas? Moi maintenant je le sais. Question de logique. Quand y'a rien qui entre, y'a rien qui sort. Vous ne connaissez pas, cette sensation, cette merveille des dix secondes montre en main dans les toilettes, cette petitesse émouvante qui tourbillonne avec la chasse d'eau, et de savoir qu'on est vide, encore, enfin, vide après si peu, et si on est si vide c'est parce qu'on est si pure, si propre, impeccable sous toutes les coutures, jusque dans les intestins. Vous transportez des kilos de matières fécales qui grondent, s'agglomèrent, fermentent et pètent, dans vos pantalons à pince, vos politesses délicates, vos manières de prince, et vous poussez un bon coup après une excuse exquise, des gémissements de coït dans la gorge et le pourpre qui vous monte au front. Moi pas. &lt;br&gt;&lt;br&gt;Ho, faut pas s'inquiéter. J'ai toujours été prudente. Toujours su où se trouvait la limite, la barrière. Ne sors jamais sans mon baudrier. J'ai arrêté de boire aux premiers signes des prémisses de la dépendance. Toujours fuis la drogue avec une colère qui en dit très long sur la vigueur de ma tentation. Voyez? Je prends soin de moi.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Cette barrière-ci se nomme 52. Faut la nommer en kilos, hein, sinon ça ne veut rien dire, andouille. Me reste donc 1,2 kg de bonne santé. Voyez, j'ai de la marge.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Hier, j'ai décidé que je remangeais. Donc repas. Petit, le repas. L'estomac a rétréci, c'est normal que je ne mange rien. Comment ça, j'ai mangé  moins que la veille? Ho, tais-toi et chante. J'ai décidé que je mangeais, et c'est moi le chef, je l'ai dit plus haut, tu sais pas lire? Ce sera pour demain matin. Faut voir ça comme une nouvelle aventure, un nouvel amusement.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Ce matin, nouvelle aventure, nouvel amusement! J'ai mangé et vomi! Hey, les gars, vous voyez ça, je prends du galon! Encore un peu et toutes les ano du monde vont s'appuyer sur leur chaise, se lever, brandir leur perf' et chanter &amp;quot;elle est des nôôôôôôô - treux!&amp;quot;&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'aime les chansons.&lt;br&gt;&lt;br&gt;J'ai toujours su où se trouvait la barrière; je savais où elle était, et je l'ai franchie. Et là, dans cette vaste prairie bleue infestée d'idées pensives et ruminantes, j'ai vu qu'il n'y avait pas de barrière, pas de limites, qu'il n'y en avait jamais eues, que c'était juste une chanson que je me chantais, pour ne pas voir que mon esprit supposé équilibré, mon intelligence auto-proclamée forte et lucide, ne pouvaient survivre que dans un monde manichéen. Où ceux qui vont bien agissent comme des gens qui vont bien, et que si on fait comme eux, tout ira bien.&lt;br&gt; &lt;br&gt;Il n'y a pas de barrière. Juste des étapes. C'est vachement plus facile à franchir. On peut même le faire sans le voir.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je veux manger et je n'y arrive pas. Ca ne m'effraye pas, non. Ce n'est pas ça qui m'effraye.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Je veux manger, je n'y arrive pas, et je ne me suis jamais sentie aussi bien de ma vie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Et parfois, quand la chanson s'arrête, usée, pendant les quelques secondes de silence où la grande main qui me cajole change le disque, cela m'effraye.&lt;br&gt; &lt;br&gt; &lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+chanson+%c3%a0+boire&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!850.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!850.entry</guid><pubDate>Fri, 25 Jan 2008 00:22:40 GMT</pubDate><slash:comments>9</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!850/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!850.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2008-01-25T00:24:13Z</dcterms:modified></item><item><title>écrire</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!827.entry</link><description>                    &lt;font size=3&gt; &lt;font size=2&gt;Il faut que j'apprenne de mes erreurs, de mes mots jetés en vrac. Que je plonge les mains jusqu'au coude dans les verbes, pétrisse les adjectifs, torde les noms à en faire suinter l'ethymologie.&lt;br&gt;&lt;br&gt;                    Il faut que je racle la chair grasse, revelant l'os et sa merveilleuse dureté, son assurance, celui qui se sait incontestable. Il faut renoncer à l'explication, trancher le doigt pointé.&lt;br&gt;       &lt;br&gt;                   Celui qui sait écrire est celui qui se tait. Pas de lecture sans cette connivence, cet abandon du lecteur en des lieux inconnus  auxquels il ne comprend rien. Pas de littérature sans ce mouvement des lunettes cerclées d'un lettré vers les mots malins sifflotant d'un air innocent.&lt;br&gt;&lt;br&gt;                Ô merveille de Pascal Quignard, sa pureté matinale, vaguement brumeuse. Les adjectifs d'Albert Cohen, colorés, chatoyants et nombreux, comme les perles d'un collier d'enfant qui glissent le long du fil de soie et se heurtent avec un bruit mat parfait. La facilité des vers d'Hugo.&lt;br&gt;&lt;br&gt;                 Mon Grâal se nomme élégance. J'en rabats les oreilles de mes compagnons de plume. Je cherche la pureté, l'indéfinissable, l'osseux et le brumeux. Il faut que mon roman ressemble à une faucheuse les yeux rêveurs.&lt;br&gt;&lt;br&gt;                Mais rien de moins fuchsien, n'est-ce pas? Fuchsia écrit avec ses tripes, avec ce qui se meut, avec ce qui renvoie et digère. Fuchsia aime ce qui est encombrant, ce qui dégoute, ce qui fantasme et ce qui pue, elle aime à ses personnages donner des piques à brochettes et qu'il taquinent le ventre du placide lecteur, leur déboutonner le nombril et qu'ils revèlent boyaux et fureur, peur et honte.&lt;br&gt;&lt;br&gt;                J'ai toujours écrit pour raconter quelque chose. Parfois, ici, pour convaincre. Je me suis laissée aller aux effets de manches, aux envolées, aux voix graves qui portent, aux rires feints emprunts de suffisance. Je peignais des personnages à grands coups de plume noire, passant et repassant sur les imperfections, leur donnant des traits épais et embrouillés. Si par hasard, par bonheur, quelque chose s'en dégageait, une vie, une lumière, une énergie, ce n'était que elle que j'avais dépensée pour le faire naitre. Ils n'avaient rien à eux.&lt;br&gt;&lt;br&gt;               Alter, un personnage de mon précédent roman, Alter était tendre. Doux et patient. Il n'a jamais été autant lui, autant à moi, autant dans ma peau et dans mes mots, que lorsque je l'ai fait mourir. Il était beau à en pleurer, et oui, j'ai pleuré, j'ai pleuré quand je l'ai tué, quand j'ai compris que d'une telle délicatesse je ne pouvais rien faire naitre d'autre que la mort et le sang.&lt;br&gt;&lt;br&gt;               J'ai des mains de bucheron manipulant des figures d'argile.&lt;br&gt;&lt;br&gt;              Alter était à l'époque avec Ephélide, avec Filigrane. Perdu dans une ville trop grande, entre des citadins trop nombreux. Je fantasmais la politique. Les hypcrisies necessaires. Les révolutions. J'écrivais ce qui était à la rue, ce qui était flagrant, flamboyant, public. Sur la musique.&lt;br&gt;&lt;br&gt;                Le personnage principal de mon deuxième roman se nomme Silence. J'écris sur elle. Sur les portes fermées. Sur ce qui s'ignore, s'occulte, sur ce qui ne se voit pas.&lt;br&gt;&lt;br&gt;                J'aimerai écrire ce qui ne se lit pas. &lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+%c3%a9crire&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!827.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!827.entry</guid><pubDate>Tue, 18 Sep 2007 00:33:44 GMT</pubDate><slash:comments>6</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!827/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!827.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2007-09-18T00:33:44Z</dcterms:modified></item><item><title>et lui...</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!697.entry</link><description>&lt;div style="text-align:center"&gt;&lt;div style="text-align:left"&gt;Aimer d'amour le fait d'aimer.&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;&lt;div style="text-align:left"&gt;Aimer la façon dont deux corps s'enlacent; aimer la façon dont son corps se passe du mien.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Tombée dans le piège que j'ai si souvent dénoncé; tombée amoureuse de notre Couple.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Elle est là, celle que j'ai si longtemps cherchée.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Elle est là, la femme/homme, l'ambigüe au goüt salé, l'instable et la certaine, masculinité tendre et provocante feminité.&lt;br&gt;&lt;br&gt;Elle est là, la femme que, peut-être, j'ai cherché à être.&lt;br&gt;&lt;br&gt;C'est nous.&lt;br&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+et+lui...&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!697.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!697.entry</guid><pubDate>Thu, 19 Oct 2006 23:12:51 GMT</pubDate><slash:comments>3</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!697/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!697.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-10-19T23:12:51Z</dcterms:modified></item><item><title>hey, au fait...</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!676.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Je viens de m’apercevoir…dans toutes les danses macabres que
j’ai pu lire, sur les illustrations sorcières pour faire peur aux enfants, dans
notre imagination quand nous y pensons, on se représente toujours les macab’ tout
sourire et rigolards…Alors que, si tout se passe bien, on ne se squelettise que
d’extrême vieillesse, quand toutes dents tombées on se fourre des rallonges à &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;gencive dans la bouche…donc ,nos joyeux
drilles ne présentent que trou vide, ou un dentier branlant oublié là pour pas
faire trop peur à la famille lors de l’exposition du corps…Merde, va falloir
que je réécrive tout ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Merci Fuchsia pour cette merveilleuse découverte, prévient
nous encore la prochaine fois que tu tomberas de la lune ! &lt;span style="font-family:Wingdings"&gt;&lt;span style=""&gt;:)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+hey%2c+au+fait...&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!676.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!676.entry</guid><pubDate>Thu, 27 Jul 2006 19:57:21 GMT</pubDate><slash:comments>4</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!676/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!676.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-07-27T19:57:21Z</dcterms:modified></item><item><title>de l'évidence d'être soi-même</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!657.entry</link><description>&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Alors c’est ça, voilà décidément
c’est ça, je voulais juste faire un petit truc avant de partir, avant de vous
laisser tomber, de me laisser tomber dans le gouffre rayé de ce petit pont, et
de la grande importance qu’il tenait dans ma vie. Alors voilà, le choix est
fait, le pont franchi, cette passerelle que je m’imaginais si branlante, ventée
et dangereuse, et qui &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;s’est révélée d’une
stabilité décevante. Qui m’a volée ma lutte ? Qui m’a volé l’occasion d’être
courageuse ?


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Me voilà de l’autre coté, les
mains vides. Les mains libres de faire ce qu’elles veulent. De se poser sur la
guitare amie, sur la plume grinçante, si rapide, si nerveuse, que mes
manuscrits prennent l’allure de ceux qu’on étudie. 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Voilà, me voici officiellement
musicienne écrivante, écrivain mélomane, ou que sais je encore. Voilà, j’ai
abandonné le droit chemin. J’ai arrêté mes études, abandonné un futur pour
avoir un avenir.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Me voici moi, en face de vous,
nue, moi-même. Sans couverture, sans excuse sociale.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Et maintenant ?


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Où sont mes questions, mes doutes ?
Mes réflexions, mes idéaux ? Mon envie ?


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Voilà que j’existe, moi qui
ignorais que je n’existais que par défaut.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;De l’inconvénient d’être soi même.
D’avoir oublié qui on était afin de devenir qui on souhaite être. D’avoir
oublié qu’il ne sert à rien de si.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Ha oui, il était beau mon avenir.
Il me plaisait bien. Je m’y plaisais bien. J’étais si belle dedans, si pleine
de ce que je pensais être. Putain de langue française. Comment on dit, en latin,
c’est quoi déjà ce mode de pseudo futur, qui m’aurait évité un « si pleine
de ce que je pensais que je serai »  bien lourdingue et aurait ôté l’impression
que ce « être » ce reportait au passé, c'est-à-dire mon présent ?
M’en rappelle plus. Je vous laisse avec cette ambiguïté, ce « être »
indéfini, passé ou présent, qu’importe.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Je suis. Que faire d’autre une
fois qu’on est ? On ne peut faire autrement qu’être. Exister n’est que la
recherche d’une épithète.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Dimanche, j’ai foulé une dernière
fois les planches. La nuit j’ai rêvé des répliques de mes partenaires, suant monstrueusement
sous la brûlure des projecteurs, les spectateurs s’éventant avec les programmes
distribués à l’entrée. Ces mots qui ne seront plus jamais clamés avec ces voix.
Merveille de l’intemporalité éphémère, merveille du théâtre, que plus jamais je
ne toucherai. Sans savoir si je toucherai un jour autre chose.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Et toi, toi mon amour, me
laisseras-tu te toucher toujours ?


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Je suis. Amoureuse. Ca au moins j’en
suis sure. Je le suis même tellement que j’en deviens incapable d’aimer. Rester
dans le passif, te contempler, te toucher. Ca ne suffit pas, n’est-ce pas ?
non bien sur. Aucun amoureux du monde ne souhaite que l’autre soit amoureux
aussi. Non, il faut aimer. Avoir de l’action, du tangible, des rendez-vous
programmés, des projets à long terme, des mises en sexe. Un peu de social
aussi, « si on se mariait ? », d’accord, si tu veux, marions-nous,
ça me changera. Pourvu que ça me change…


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Il ne me reste que toi, et tu n’es pas à moi.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Petite visite chez &lt;a href="http://plume-verte.spaces.msn.com/blog/cns!8531A9E8992DE53F!3164.entry?_c11_blogpart_blogpart=blogview&amp;amp;_c=blogpart#permalink"&gt;Plumine&lt;/a&gt;. Ces citations
sur la liberté. Ca fait toujours du bien d’aller chez elle, ça remet les choses
en place.


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:27pt"&gt;Veux-tu ajouter la mienne ?
Il en est des personnes comme des mains. Elles ne sont libres que vides.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+de+l'%c3%a9vidence+d'%c3%aatre+soi-m%c3%aame&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!657.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!657.entry</guid><pubDate>Tue, 13 Jun 2006 22:24:44 GMT</pubDate><slash:comments>9</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!657/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!657.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-06-14T00:43:12Z</dcterms:modified></item><item><title>touche</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!627.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Moi j’en voudrais un qui soit intelligent.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Moi un qui soit drôle.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Moi un qui n’ai pas peur de s’engager.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Moi un qui soit indépendant.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Petits Picasso du prince Charmant, qu’on se construit par
petites touches, par morceaux déglingués, construction abstraite, en trompe
l’œil, où la future rencontre n’aurait pour autre but que de créer ce dessillement
où les deux visages face à face deviennent un vase, où l’amas de vapeur dans le
ciel devient un petit cochon, un dragon, une brouette en forme de nuage.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Le coup de foudre, star des romans aux titres publicitaires.
L’évocation de la fatalité, toujours rentable, le confort douteux de la
déculpabilisation. Le fameux combat amour évident vs amour réfléchi .Il nous
parait impossible que cette électrisation naisse d’un jugement. Que la certitude
absurde que cette fois c’est Lui et pas un autre ne découlerait que du laps de
temps incroyablement court entre la rencontre et cette conclusion. Il est comme
ci, comme ça, je peux l’aimer. La preuve par neuf &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;du chronomètre, la vitesse d’intégration
d’éléments extérieurs à notre peau, mesurée en watts.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Je me souviens d’elle, quand elle avait cru qu’il serait
indispensable de me draguer. Elle ne séduit pas : elle informe. Une main
qui glisse innocemment sur la mienne, sa façon de poser ses doigts sur mon épaule
« attends, ne bouge pas », jusqu’à la surprise convenue de la
gaminerie, de la provocation en toute sécurité, l’inénarrable partie de
chatouille.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Elle ne savait pas que ces petits frissons n’étaient rien
face à la manière qu’elle a de sourire, de mettre les mains dans ses poches, de
se tortiller les cheveux sur la nuque, la tête un peu penchée, souvent le coude
appuyé sur une table. Elle me touchait la peau, espérant éveiller mes sens à
son égard, comme s’ils étaient un dernier territoire à conquérir, attendant la
réponse, espérant voir sa hardiesse récompensée, ignorant que je me fondais
d’amour pour cette petite bouclette instable qui pointait sur sa nuque, l’air
gêné.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Elle était belle, intelligente, drôle, délicate…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Touchante.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;« Je ne sais pas draguer » m’avait-il dit. Et
c’est vrai. Il fuit ces codes et ces règles auxquelles il ne comprend rien.
Laisse faire. Se présente. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Il a une façon de parler pleine de silence, une façon
d’écouter avec les yeux.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;« À quoi tu
pense ? » Je lui dis tout le temps ça. Il sait se taire
magnifiquement. Un silence aspirateur, charismatique, qui fait tout tourner
autour de lui. Qui m’attire. Il a une façon de rentrer à l’intérieur de sa peau
qui me donne envie de le suivre. Et je le suis, le comprend.
Communication ? Amour réfléchi ? Je ne pense pas. J’entre en lui et
touche sa peau, éclairée de l’extérieur, j’entre et caresse l’autre face de son
épiderme.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;On va si mal ensemble, c’est ce qui m’a plu en premier. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;L’amour est triple. Toi, moi, et le Couple. Le Toi a besoin
de se rallier au Moi, et le Couple au reste du monde, ce metha-couple qui hante
la littérature, les rues, les confidences entre copines, bloquées dans le
vestibule de l’adolescence. Comparer, se rassurer, prendre la température du
coup de foudre qui est resté bloqué là, le nourrir, le soigner, le choyer,
voire l’empailler. Comment va ton amour ? Oh, il nous a fait une petite
grippe la semaine dernière, mais on l’a emmené au restaurant, avec des fleurs,
ça va mieux…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Visite médicale, tests fébriles de compatibilité. Il ne me
comprend plus …il est de plus en plus absent…est-il toujours fait pour
moi ? Dis-moi docteur, dois-je me soigner à la rupture, mettre un plâtre
sur mon Couple, attendre que ça se ressoude ? Désinfecter ma lassitude, &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;un cataplasme sur la jalousie. ..Mon amour, ne
me quitte pas. Je veux mon Couple, mes images, ma couronne de princesse,
écrasée entre deux pages de conte de fée. Ma bouée.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Quelque chose à toucher.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;On va si mal ensemble, c’est ce qui me permet de l’aimer.
Il n’a rien du Prince Charmant, il sonne à chaque détecteur à métaux que je
pose sur son chemin, on n’a rien en commun, à partager, à mettre sur l’étagère
dédiée à notre complicité, pour les énumérer, les caresser, les toucher, quand
on n’est plus vraiment surs d’être ensemble. On s’aime dans le vide. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Il ne me dit jamais qu’il tient à moi.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Je ne lui dis pas non plus.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Il ne dit jamais qu’il voudrait rester avec moi.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Je n’y songe même pas, je crois.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Parfois, il me dit qu’il me trouve belle.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt;Et ça me touche.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:45pt"&gt; &lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+touche&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!627.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!627.entry</guid><pubDate>Fri, 07 Apr 2006 23:57:33 GMT</pubDate><slash:comments>8</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!627/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!627.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-04-07T23:57:33Z</dcterms:modified></item><item><title>chansonnette du soir, espoir.</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!614.entry</link><description>&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Pose tes mains sur son corps, et
oublie.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Quand tu te surprends à parler de
l’Insoumise


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Comme d’un vieux tableau égaré
sous &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;ton lit,


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Pose tes mains sur le corps de la
guitare amie


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Parfois, six cordes sur un bout
de bois suffisent.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Sur la pointe des pied, tu passes
le nez hors de ta brume, ta carapace de coton, les yeux encore un peu rougis
pour une quelconque raison. Et tu regardes, envahi par un vague sentiment de
leur culpabilité, une langueur poisseuse au bout de chaque doigt, que tu
regardes bêtement et un peu dégoûté, te regardant et demandant ce que tu vois.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et mendiant magnifique, sans toit
ni loi ni thunes


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;L’innocent accompli, veux passer
aux aveux


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et tu cédas alors à l’erreur trop
commune


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;De vouloir à tout prix te mettre
à chercher Dieu


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Quand tu verras que le Grand Patron
de la Grande Usine


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;A été invité à une soirée privée


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Et quand tu entreras par la porte
de la cuisine


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;T’auras pas le bonheur, mais t’auras
à bouffer.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Alors va, bouge pas, laisse
couler. Pose tes pieds sur la table, je te sers un café.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Si tu veux peu de lumière, je t’allume
une bougie.


&lt;p style="text-indent:36pt"&gt;Pose tes mains sur mon corps, et
oublie.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+chansonnette+du+soir%2c+espoir.&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!614.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!614.entry</guid><pubDate>Mon, 20 Mar 2006 23:15:45 GMT</pubDate><slash:comments>5</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!614/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!614.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-03-20T23:15:45Z</dcterms:modified></item><item><title>et je vous emmerde</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!583.entry</link><description>&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;J’en ai marre.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;J’en peux plus.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Je craque.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;« Quoi ? Qu’est-ce qu’il
t’arrive encore, Fuchsia ? Quelle catastrophe intime et hautement
insignifiante est encore venue s’abattre sur ta pôôôôôôvre petite tête de
centre du monde ? »


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;J’aime les femmes, et je n’en
peux plus.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Je n’en peux plus de ne pouvoir m’empêcher
d’aller sur les sites gays. Je n’en peux plus d’être célibataire et de ne pas
pouvoir chercher une copine. Je n’en peux plus de devoir chercher. De regarder
les autres et leurs hasards merveilleux. Leur amour de tous les jours. De les
voir se prendre la main en pleine rue, et de croire que ça peut arriver à tout
le monde.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;J’en ai marre des réflexions de
gens bien.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Ce soir, au café, un verre de kir
à la main, l’autre posée sur la table de bois :


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;« Moi franchement les homos,
j’ai rien contre eux, ils peuvent se marier, je m’en fout, mais de là à ce qu’il
veulent des gosses…C’est dégueulasse pour des adultes de condamner leur enfant
avant même sa naissance…il peut pas grandir normalement, c’est un traumatisme
dès le départ… »


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Le type qui a dit ça, je viens
juste de le rencontrer. Il est sympa, marrant, on a les mêmes goûts musicaux, c’est
aussi un guitariste…


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Il aurait pu être un ami.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Mais pourquoi ? Pourquoi ?
Qu’est-ce que je t’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Qu’y
puis-je si elles sont si belles, si douces, si drôles avec leurs délicatesses
cachées, leurs enfantillages soudains, leurs sourires qui m’apaisent et me font
tout oublier ? Tu aimes les femmes, toi aussi, tu penses la même chose que
moi ! Alors pourquoi ?


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;J’aimerai être normale. 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;&lt;i&gt;Voix du bien-pensant :&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;« Mais tu es normale Fuchsia !
Ce n’est pas être anormale que d’être homo ! »


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Tu sais quoi, cher ouvert d’esprit ?
Je fais exprès de taper ça sur mon blog pour me faire assumer. Je n’y arrive
pas toute seule. Je me sens anormale, étrange, coupable. Différente. J’aimerai,
oui, j’aimerai ne plus avoir à penser à tout ça. Etre tranquille. Et tu sais
quoi, mon ami ? Ca n’arrivera jamais.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Je cultive mon célibat et le
glorifie pour ne pas avoir à choisir mon camp. Neutre, asexuelle. Ne pas avoir
besoin d’amour, ne pas avoir envie d’aimer, ignorer les moments où j’ai chaud
dans mon ventre, où ma main me presse de caresser une épaule.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Tu sais quoi, l’ami ? J’ai
décidé de draguer un mec. De me le faire, comme vous dites si bien, vous les
hétéros. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Pour qu’on me foute la paix. Me
noyer dans un corps qui me dégoûte en espérant ne plus te dégoûter toi. Pour enfin
pouvoir aller chez le gynéco et lui dire « mon mec en a une grosse, il m’a
foutu un bordel monstre là-dedans, ça se répare ? », ce qui est plus
poli que « j’aime les femmes et j’ai toujours eu peur de le dire. C’est
pour ça que ça fait des années que je souffre sans me soigner. » Chaque
mois mon corps me rappelle violement cette scène qui ne s’est jamais passée. Y’a
pas que dans la tête que ça fait mal d’être lesb.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Je n’arrive même pas à écrire le
mot en entier. C’est mignon « lesb », non ? Ça fait petite
complicité. Petit surnom affectif. C’est chou. Ca ne reflète pas ce que ça
décrit, donc ça passe.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Il a posé son verre, gratté un
peu la table de bois. Pendant un petit instant on a entendu les rumeurs des autres
consommateurs. Puis il s’est mis à rire :


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;« ha ! L’important, c’est
que je sois hétéro, qu’un jour je rencontrerai une femme et qu’elle me fera mon
gosse … »


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Vous savez quoi ? Le mec que
je vais me taper avec toute la force de mon lesbianisme. Je sens bien que ça va
être lui.


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:54pt"&gt;Pauvre con.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+et+je+vous+emmerde&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!583.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!583.entry</guid><pubDate>Sun, 19 Feb 2006 03:18:56 GMT</pubDate><slash:comments>28</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!583/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!583.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-02-19T03:18:56Z</dcterms:modified></item><item><title>et pourtant, elle tourne</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!539.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Il y a des jours comme ça, où dès le matin, on est surpris.
Jamais par les bonnes choses. Jamais parce qu’on est encore là. Ou que le
soleil est bien décidé à se lever, malgré les évidences. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Adoncques ce matin, Fuchsia lève une paupière, peu
rassurée, voit qu’elle est toujours dans son lit, que ses posters de Dream
Theater et de Pink Floyd sont toujours à leur place, tout va bien. Quelle heure
est-il, madame Persil ? Il est 15h35, madame feignasse. Ah oui quand même.



&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Bon. Petit déjeuner, 20 minutes, temps de réveil de l’après
déjeuner, une heure et demie, temps de toilette….et merde, je ne vais pas être prête
avant le retour de la mère.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Un bon petit sentiment de culpabilité dans le café, ça
relève le goût. Ca croque avec les tartines. Voix du père : « marginale ».
Marginale temporelle. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Courses à faire,
pas le temps, magasins fermés bientôt. Grandiose. Voix de la mère. Trop de
voix, la mère. Trop de chose à dire, incohérences. Difficile de savoir quelle
pièce elle a envie de voir se jouer autour d’elle aujourd’hui. Je laisse
tomber. Je savoure mon café parfumé à l’angoisse. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Avant je stressais de ne pas être prête avant l’heure du déjeuner.
Je rigole sous ma couette. Trop chaude, la couette. Je laisse passer une jambe,
système de refroidissement. Trop froid dehors. Je reste là.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Et en effet, je reste là.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Mais quoi ? Je devrai sacrifier mon envie toute
légitime de rester au pieu, au chaud, quand de toute façon la journée est
finie, tout ça parce que la matriarche auto proclamée finit à telle heure et
pas une autre ? C’est quoi cette logique ? La fille doit être
habillée et pimpante pour accueillir la mère qui de toute façon s’en fout
royalement ? Qui de toute façon va faire un bisou en passant, la tête
ailleurs, le regard déjà vers la porte de sortie, pour fuir aussitôt ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Fuir, fuir, c’est l’idée fixe de toute ma famille. Tous les
jours, enfin, quand je suis levée, ma mère rentre à 17h, et à 17h05 je suis
dehors.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;« Tu passes à la bibliothèque ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—oui.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—tu vas rendre tes livres ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—oui


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—tu vas rendre quoi ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—mes livres.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—tu vas voir Stéphanie ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—non, je vais à la bibliothèque.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—tu as des CD à rendre ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—oui


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—je croyais que c’était des livres !!


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—il y a aussi des CD. Je rends les deux.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—mouais…rentre pas trop tard. Tu as pris…


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;—oui j’ai pris mes clés »


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Claquage de porte. Air frais. Je respire. Je vérifie que j’ai
mes clés, et je rigole. Elles ne quittent jamais mon sac, je ne les ai jamais
perdues. Mais je vérifie quand même. Circuit imprimé.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Bruit de clé dans la serrure. Cœur qui fait un bond. Non,
ouf, ce n’est pas elle, c’est mon frère. Bonjour le frère. Le frère qui ne dit
rien. Qui s’en fout que je sois au lit. Ca ne regarde que moi, après tout. Il a
raison. C’est mon droit. C’est quoi ces sales protocoles sans suite incrustés
dans la vie familiale ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Et mon frère allume l’ordinateur, et n’en bougera plus.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Fuite devant l’ennemi, fuite devant l’écran.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Je suis toujours au lit. Pas envie de bouger. Vraiment,
vraiment pas envie.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Je pense à la fac, à mes cours qui se déroulent sans moi. Au
nouveaux profs dont je ne connais pas le nom. Aux élèves qui ne connaissent pas
le mien. Aux visages inconnus de ceux qui se connaissent tous.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Je suis toujours au lit.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Je suis bien.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Si. Je suis vraiment bien. C’est là que je suis le mieux,
pas vrai ? Sinon je n’y passerais pas autant de temps. Sinon, j’irai en
cours. Sinon, j’irai voir mes amis. Bloc note ; envoyer mail GX. Trois jours
que je me le dis. Je suis une amie fidèle. Tout le monde vous le confirmera. Un
jour ou l’autre, je fini toujours par envoyer un mail. Je n’aime pas le
téléphone. Surtout avec GX. Un des rare qui laisse ses amis parler, qui n’ait
pas peur du silence. Je n’aime pas parler. J’aime le silence. Sauf le mien. Le silence
plein de tout ce que je n’ai jamais dit. Le silence accusateur. J’ai des
silences qui ne sont pas de moi. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Je suis au lit. Ma vie se déroule sans moi. Je la regarde
passer. C’est fout ce que le vie la plus ennuyeuse parait attirante, de loin. Envie.
Envie de gens, de présence, de toucher. Sentir un parfum autre que celui dont
je me calme la peau. Envie de savoir ce que ça fait.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Mais pourquoi ? Parce que, après tout, j’aime mon lit,
ma solitude. Je le dis toujours, et c’est vrai. Quand on souffre d’être soi-même,
quand les regards accusateurs souffrent de voir qu’on est une personne et non
un personnage, quand on se rend compte que ce regard qui brûle et déchiquette et
nous rend plus nu que la plus honteuse nudité n’est que le notre, qu’on est
seul face au vide qu’on a creusé, ce vide si particulier, si plein de soi, de
notre amoureuse déchéance, de prendre ces petits risques tout ça pour voir que
ce n’est pas si effrayant, ô petit diable dans la boite et sa carotide de
raphia, vient, je mets mon chaperon rouge, mets tes grandes dents et ton typique
priapisme, on va aller jouer dans la forêt. Ca va être marrant. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:54pt"&gt;Se
revendiquer misérable quand on n’a plus de quoi être
grandiose, quand on est si bas que la boue est succulence, et dire j’ai
le
droit ! J’ai choisi ! Ainsi suis-je et jamais autre ! se
noyer
dans sa misère et rire, rire, rire tellement que ça en fait mal, rire
s’être
soi et d’être en dehors de soi, rire de se savoir si héroïquement
lâche, rire
jusqu’à ce que le soleil se couche, rire jusqu'à ce que plus personne
n'écoute, et continuer de rire pour soi sur soi sur tout ce qui bouge,
rire pour mourir si peu que c'est déjà demain.&lt;br&gt;
&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+et+pourtant%2c+elle+tourne&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!539.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!539.entry</guid><pubDate>Fri, 03 Feb 2006 00:20:47 GMT</pubDate><slash:comments>15</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!539/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!539.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-02-03T00:20:47Z</dcterms:modified></item><item><title>premier rôle</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!522.entry</link><description>&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Je te vois, toujours fière,
toujours énergique, déjà prête à parler, mode vocal enclenché, dès le lever,
dès que tu croises quelqu’un, dès que des oreilles passent à ta portée.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Raconter ta journée, voir que
oui, une personne est devant toi et arrête sa vie pour toi, pour écouter tes
détails, arrivant sur un autre détail, et un encore un détail, encore et
encore, parler, parler, faire durer, faire que le monde s’arrête, que les
oreilles ne recommencent pas à vivre sans toi.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Vivre sans toi. Impossible, n’est
ce pas, que des gens vivent sans toi ? Tout le monde pense tellement à
toi. Tous les jours. Tout le temps. Le moindre hasard est pensé pour toi. La moindre
chance une attention. La moindre coïncidence qui ne t’est pas favorable, un
complot pour te nuire.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Tu es tellement intelligente. On ne
te la fait pas, à toi. Tu déjoues les pièges. Le moindre silence, la moindre hésitation
est suspecte. Tu le vois. Tu te flattes de l’avoir vu. Alors tu cherches, poses
les pièges, les questions à répétition pour voir si l’accusé va se contredire. Est
accusé tous ceux qui ne sont pas oreilles. Même pour cinq minutes. Et quand tu
ne trouves pas, tu paniques. C’est que l’accusé fomente un crime encore plus
grand. Jamais, jamais tu ne penses que l’accusé est innocent. Même tes amis les
plus proches. Même tes propres enfants.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Tu as fait des enfants pour
attirer le regard. Chance, ô chance, ta fille aînée était étrange. Ton fils
charmeur et liant. De quoi satisfaire toute la clientèle. Soirée : quelle
tenue mettre, quelles couleurs assortir, quel enfant sortir de sa boite. Quelle
mère jouer. Aujourd’hui, sortie entre intello : on sort la fille, la
sauvage effrontée, on joue la mère fière mais modeste des menus talents de la
précoce. Demain, entre amis : le fils, le si mignon si drôle, on joue la
mère débordée mais ravie. Succès garanti, image rutilante.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Image, image. Tout sauf se taire,
tout sauf rester à l’écart. Tout, même au prix du ridicule, de l’impolitesse,
de l’irrespect. Tout dans ton attitude montre que toi seule existes, que la
Terre est une scène où tu tiens le premier rôle, que seule ta vie est
fascinante et à nulle autre pareille, toi qui as toujours vécu en retard, en
décalé, voire pas du tout. Qu’à cela ne tienne. L’important, c’est que tu
gardes cette image, cette posture, que tu restes concentrée sur la courbure de
ton dos et le jeu de tes muscles, concentrée sur ce que tu dis et à quel point
c’est admirable, écouter ta voix pour ne pas écouter le silence qui t’entoure,
le silence dans leurs yeux qui passent à travers toi, le silence dans leurs
paroles, quand ils cherchent désespérément quelque chose à répondre à ta
logorrhée absurde, ta conversation à sens unique, de tes tentatives de noyade
par peur que les mots des autres ne soient pas uniquement composés d’amour pour
toi.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Car pour t’aimer, tout le monde t’aime,
bien sur. Tu pestes contre ces hommes qui te sont accrochés. Il y en a
tellement, tu ne sais plus quoi en faire. Tellement que tu cherches toujours à
en avoir plus, plus d’hommes, encore plus d’hommes à désespérer, te complaire
dans ton rôle de séductrice, Diane chasseresse des bars du coin, Vénus des
clubs de rencontre, pour ne pas voir que ces hommes voient en toi ce que tu es :
une femme désespérée, en quête d’amour sans condition, sans limite, mais
surtout sans fin, et qui aime à se faire croire qu’elle aime le sexe, ce qui
est , par définition et sous la forme la plus pure, une femme facile.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Tu as mis des années à te tresser
ces cordes qui te lient à ton propre idéal, à faire de toi cette marionnette
qui croit vivre parce qu’elle bouge, bouge, bouge tellement qu’elle ne voit même
plus que c’est pour s’empêcher de penser, et qui se raccroche à un peu d’air
pur en surface, et qui pour s’élever piétine ceux qui ne te servent plus, les
amis des amis, les anciens collègues, ta fille. Surtout ta fille. Celle que tu
ne supportes pas de voir belle, de voir avec des amis, de voir dire bonjour à
un homme, de ne plus être la talentueuse enfant incomprise que tu as cru voir
quand elle ne l’était pas. De ne plus être une enfant tout court. Une adulte qui
va partir, te laisser seule avec tes ficelles amollies qui vont te tomber sur
les bras, te laisser seule face à ton miroir, et te laisser voir qui tu es, et
là, tu sais, maman, j’espère que tu abandonneras ton rôle, que tu seras assez être,
pour enfin me laisser te dire que ce que tu es, c’est ce que tout le monde est,
que ce n’est rien, et que c’est merveilleux.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+premier+r%c3%b4le&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!522.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!522.entry</guid><pubDate>Thu, 26 Jan 2006 03:01:06 GMT</pubDate><slash:comments>5</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!522/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!522.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2006-01-27T16:01:24Z</dcterms:modified></item><item><title>attention ça va faire mal!</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!475.entry</link><description>&lt;div style="text-align:center"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;font size=4&gt;The &amp;quot;Bravo les Gens&amp;quot; corporaicheune presents&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;font size=4&gt;&lt;br&gt; &lt;br&gt;
A&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=4&gt;près le succès internachiaunole de &amp;quot;bravo les gens 1&amp;quot;&lt;br&gt;
&lt;/font&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;font size=4&gt; A&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=4&gt;près l'immense émotion du forum &amp;quot;bravo les gens 2&amp;quot;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style="font-style:italic"&gt;Voici, en toute impunité, notre nouvelle oeuvre au titre effarant de....&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;span style="color:rgb(255, 0, 0)"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;font size=5&gt;&lt;a href="http://spaces.msn.com/members/livefuchsia"&gt;BRAVO LES GENS 3!!!&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=4&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;&lt;span style="color:rgb(255, 0, 0)"&gt;&lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-weight:bold"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;
&lt;address&gt;le retour de la vengeance du fils qui fait peur.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;/address&gt;
&lt;div style="text-align:left"&gt;&lt;font size=3&gt;Voici donc mon dernier
né, la troisième ramification du Fuchsia Spirit...Ce second blog est
entièrement dédié à ma plus grande passion: la musique. Et comme je
suis quand même une grande amoureuse des mots, aux mots dans la
musique, à la musique dans les mots. Vous y rencontrerez mes paroliers
préférés, du jazz, du métal, du blues...mais aussi des chroniques de
groupes, d'albums mythiques.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Bienvenue dans mon monde une seconde fois...&lt;br&gt;
&lt;/font&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="text-align:left"&gt;
&lt;address&gt;&lt;br&gt;
&lt;/address&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+attention+%c3%a7a+va+faire+mal!&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!475.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!475.entry</guid><pubDate>Tue, 27 Dec 2005 23:33:18 GMT</pubDate><slash:comments>1</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!475/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!475.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-12-28T00:48:53Z</dcterms:modified></item><item><title>évidence</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!469.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Alors c’est ça, voilà décidément c’est ça, je voulais juste
faire un petit truc avant de mourir, avant de vous laisser tomber, vous tous et
ma complète non importance dans vos vie,je voulais juste ouvrir une fenêtre
quelques secondes à celui qui avait besoin d’air, combattante de l’apnée,
donner de l’amour moi qui aime tant que la haine la traque, vous tous que j’aime
tellement que vous me décevez en permanence, vous tous pour qui mon indulgence
tient de la féerie, de la folie ouvragée, ciselée comme un verre de cristal
plus beau quand plus fragile, la rareté fait la valeur, et je vous sais rare,
et je suis rare aussi.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Je vais gâcher ma vie pour vous qui n’en avez rien à faire,
pour toi qui peut être connaîtra mon nom et croira me connaître car je mets mon
âme entre tes main,&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;donc
incompréhensible et tellement préhensible, te donner à presser ma vie pour en
extraire le nectar au goût amer ou sucré selon ta journée selon la mienne selon
ce que je voudrais te faire croire ou te laisser deviner, je vais gâcher ma vie car parfois je t'aime à en pleurer.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;C’est tout ce que je sais faire et cela est magnifique, ô
médiocrité que j’ai cru désirable. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Et qu’y puis-je si ma vie tient sur six fils de métal sur
des bout de bois, qu’y puis-je si des mots me viennent en tête me pressent et m’exaltent
pour que je les exhale, qu’y puis-je si tout ce que je sais faire est de l’inutile,
du futile existentiel, qu’y puis-je si tout ce que je sais faire est moi ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Qu’y puis-je si je suis née pour mourir en ayant fait ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Comme tous.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Comme toi.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Comme toi dont j’espère la venue, toi qui va m’écouter me
lire être intrigué.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Comme toi dont j’ai besoin pour être, comme toi qui a
besoin de moi pour être un peu plus qu’hier.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Je veux exister, aide moi à exister et je t’aiderai en
retour.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Nous n’avons pas besoin d’eux, de leurs paradis
pragmatiques, de leurs plans de carrière, de leur métiers leur maisons leurs enfants
qu’ils réclament, n’oublions pas la peau qui nous entoure, n’ayons plus peur de
nous toucher.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Nous rencontrons des gens qui glissent sur nos existences. Inaltérables,
voilà l’idéal proclamé. Alter, l’autre, altérons nous, désaltérons nous pour se
rafraîchir la mémoire, se souvenir de qui nous sommes et de qui il est.&lt;br&gt;



&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;J’abandonne mes études, je prends ma gratte et j’arrive.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+%c3%a9vidence&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!469.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!469.entry</guid><pubDate>Mon, 26 Dec 2005 00:27:57 GMT</pubDate><slash:comments>5</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!469/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!469.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-12-26T00:33:34Z</dcterms:modified></item><item><title>se souvenir de se rappeler quelque chose</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!429.entry</link><description>&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;La vie n’a qu’un seul sens. Celui de la naissance à la
mort. C’est pour cela que donner un autre sens à sa vie est si important. Créer
une déviation sur cette autoroute morte et effrayante.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Je me souviens de. Se souvenir de. Se rappeler quelque
chose. Je me souviens de ce que j’écrivais à 17 ans. On se retrouvera à la
croisée des chemins, le chemin des crevés et celui des mortels, et je te
raconterais ce qui se passe au loin, sous un carré d’immortelles.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Et je me prenais quand même pour une écrivain. Ecrits vains.
Vanité, quand tu nous tient.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Je connaissais déjà Cohen, mais je ne savais pas encore qu’il
n’existe aucun carrefour, aucune croisée des chemins. Notre vie est sans angle.
Parfois des virages qui font que l’on doit tourner notre tête si on veut
continuer à voir la lune.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Celui qui vit est celui qui voyage. Sur cette autoroute,
quoiqu’il arrive, ne pas crever avant la destination. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Je me souviens de. La haine de mon amour la honte de mon
amour la peur de mon amour mais toi, toi là bas qui me regarde, sache que je t’aime,
et qu’on se retrouvera. Je ne connaissais pas encore ce sentiment absurde,
futile, tellement misérable, celui du non désir de retrouver. Garder un souvenir
égoïstement. Avancer. Toujours avancer. De toute façon jamais personne ne nous
attend. Il ne m’a pas attendu, et c’est tant mieux. J’ai embrayé vers une
sortie, alléchée par un panneau, qui me redéposa sur la même route. Folle, qu’avais-je
donc espéré ?


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Parfois le paysage change et nous nous flattons d’avoir
changé de vie. Nous voulons regarder dehors et ne voyons que le reflet de notre
visage sur la vitre. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Ego ego ego. Bonjour. Je suis le sang versé sur le bord du
cauchemar. Nous mettons des gants pour ne pas voir les taches rouges sur nos
mains. Ce n’était pas ma faute. J’étais obligé. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;C’était moi ou lui. Ou elle.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Ego. Bonjour. &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Je
suis le cœur lancé sur le bord du trottoir. Une fois rejetés nous arrivons à
nous dire qu’on ne voulait pas de l’autre. Magnifique. Je vois mes séries d’auto
persuasion dans le rétroviseur, admire leur consistance, leurs circonvolutions,
leur admirable logique. L’art du moi. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Ego. Bonjour. Je suis le grain de sable dans l’œil de la
mémoire. Les souvenirs se parent d’un emballage rugueux. Impossible de savoir
ce qui se cache à l’intérieur. On secoue la boite et tout se mélange. On veut
ouvrir, tranchons la bande adhésive récalcitrante, et tout ce que nous arrivons
à faire, c’est de nous y coller la main, et les souvenirs nous suivent, nous
entravent, nous empêchent de faire ce que les autres trouvent normal. Pourquoi ai-je
peur de me promener la nuit seule ? Mes souvenirs me protègent. Grosse boite
contondante. Tient, dans ta gueule, toi qui n’es plus.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Comment tuer à coup de souvenir celui qui se cache à l’intérieur ?
Le petit diable dans la boite. Il sort quand il veut, et fait toujours aussi
peur. Salop. Pour toi, j’apprendrai à manier le couteau. Je trancherai ta
carotide de raphia. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Bonjour. Je voulais juste. N’être pas. Etre, pourquoi pas. Aimer
quand il n’y a plus que ça. Je ne pensais pas qu’un jour il n’y aurait plus que
ça. Ces merveilles de bons sentiments qu’on se met de coté, en prévision du
jour où. Le Plan Epargne Vivant. Des rallonges qu’on se tresse. Pour se faire
remorquer. Pour le plaisir de la regarder. Pour faire des concours d’égalité. Pour
se pendre. C’est plus rigolo de mourir par ce qu’on avait voulu. L’ego, l’orgueil,
le je le savais, les pieds à 20 centimètres du sol, tournant, légèrement. Notre
corde d’espérance qui tient à nous faire profiter du paysage. Gentille corde.
Tient à ce que tu veux, mais surtout tient bon. 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;Toi qui m’attends, à la croisée des chemins, le chemin des
crevés et celui des mortels, tu me verras venir et tu ne diras rien.


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt; 


&lt;p style="text-align:justify;text-indent:63pt"&gt;De toute façon, il n’y a que 4 choses capitales dans la vie :
la mort des autres, les chats, l’art sous toutes ses formes et la cuisine
italienne.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+se+souvenir+de+se+rappeler+quelque+chose&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!429.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!429.entry</guid><pubDate>Sun, 18 Dec 2005 19:38:15 GMT</pubDate><slash:comments>20</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!429/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!429.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-12-18T19:38:15Z</dcterms:modified></item><item><title>pour combattre l'inflation...les conneries à deux balles.</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!409.entry</link><description>&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Soyons futiles, pour une fois.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;Choses promise, chose indue,
voici quelques une liste hyper pas exhaustive des grands moments de notre tribu
sur MSN :


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia :&lt;/i&gt; y’a
grève des trains en ce moment.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie :&lt;/i&gt; Paix à leurs
rames.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie &lt;/i&gt;: c est
ridicule


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;span style=""&gt;              &lt;/span&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;En même temps rien n’est ridicule


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;span style=""&gt;               &lt;/span&gt;Sauf Hitler en short


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie :&lt;/i&gt; on est venu
on a vu et il l’a eu dans le cul.&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie :&lt;/i&gt; je l ai déjà
entendu jouer


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;span style=""&gt;               &lt;/span&gt;On dirait une baleine qui pète
sous l eau.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia&lt;/i&gt; - est ce que
soumettre des vêtements c'est mettre des sous vêtements?


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie&lt;/i&gt; : ta question
a le mérite de soulever un grave problème de société


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia&lt;/i&gt; : je ne
suis pas sure que certaines femmes aimeraient qu'on leur soulève leur problème
de société.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit :&lt;/i&gt; Alors pour répondre
à ta question on est tous le produit de la fluctuation du marché&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;(Dois je préciser que cette
phrase n’avait strictement aucun rapport avec ce qui précédait et que je n’ai
pas posé de question ?)&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia dit :&lt;/i&gt; Merde,
on m'avait toujours sorti une histoire de cigognes qui couchent avec des choux...&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Tout le monde
sait que les cigognes n ont pas de relations sexuelles&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : Ils&lt;/i&gt; t ont
appris kewah à l’école?&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia dit : &lt;/i&gt;Mais
alors, et les cheminées?&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;C est pour le
père noël !&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia dit&lt;/i&gt; : &amp;quot;Tu
ne passeras pas, père noël!!!!&amp;quot;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Gandalf au
pied de la cheminée&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="" lang=EN-GB&gt;Sophie dit : &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="" lang=EN-GB&gt;&amp;quot;you shall not past!!!!!&amp;quot;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia &lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;dit&lt;/i&gt; : Et le père noël &amp;quot; c'est pas un
châle, c'est une capuche, du con!&amp;quot;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Le père noël
prend sa hotte et tape&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Et tape&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Et tape&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit&lt;/i&gt; : Gandalf décède
sur le coup


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia dit : &lt;/i&gt;En
disant &amp;quot; it's to hot for me!&amp;quot; et le père noël &amp;quot;oui, ça c'est une
hotte! Biiiiiiiiien!!&amp;quot; puis en maugréant &amp;quot; quels cons ces américains…&amp;quot;&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia dit : &lt;/i&gt;Mais
voici arriver Annie Cordy!&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Ah ben oui Annie!&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Annie délivre
un message d espoir&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Lady Fuchsia dit : &lt;/i&gt;Qui était prisonnier
avec Florence Aubenas&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit&lt;/i&gt; : Aimez vs
les uns les autres 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit&lt;/i&gt; : Tandis que
les teletubbies se prennent dans les bras


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit&lt;/i&gt; : Ah encore d
autres qui vont entrer dans le boudoir


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Sophie dit : &lt;/i&gt;Quels
galopins ces teletubbies&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Jean-Philippe dit&lt;/i&gt; : à un enterrement,
je n’hésite pas ; 'vous connaissez celle du fou qui repeint son plafond ?'


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia dit : &lt;/i&gt;et là on
te répond &amp;quot; comment tu crois qu'il est mort, celui là? »


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Dark Dandy : &lt;/i&gt;C’est
pas parce qu’il est Népalais qu’il mourra pas moche… 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia dit : &lt;/i&gt;Car en
fait il est persuadé que le mec qui veut savoir ce que fait le voisin fait ce
qu'il pensa que l'autre fait...


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Jean-Philippe dit : &lt;/i&gt;dans
le potage internet, je suis la couille flottant en surface.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Jean-Philippe dit :&lt;/i&gt; c’est
réparé... toute façon, mes textes doivent bourrés de fautes d'hortographes.&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Jean-Philippe dit : &lt;/i&gt;déjà orthographe.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia: &lt;/i&gt;quand je
frissonne, j'ai l'air d'un godemiché géant.


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred : &lt;/i&gt;pi a chaque fois que
j’essaies de me lécher les


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;couilles, je tombe par terre


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia: &lt;/i&gt;c'est ballot


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Fred/:&lt;/i&gt; ça&lt;i&gt; &lt;/i&gt;ballotte oui


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred/: &lt;/i&gt;ça tombera pas plus
bas &amp;lt;x


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia: &lt;/i&gt;relevon&lt;i&gt;s &lt;/i&gt;le
niveau : pendons nous !&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred&lt;/i&gt;/: puisque c’est ça, je
vais me banler ailleurs &amp;lt;x&lt;i&gt; ^^&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred&lt;/i&gt;: a toute ^^ :P


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia&lt;/i&gt;: n'en fout
pas partout&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred/: &lt;/i&gt;(bah quoi, ta pas
di &amp;quot;relever&amp;quot;? ^^ :P )


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;] Fred/&lt;/i&gt;: ok&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Fred/: &lt;/i&gt;seulement sur le clavier


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Lady Fuchsia: &lt;/i&gt;du foutre et des lettres,
votre nouvelle émission


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred/&lt;/i&gt;: se foutre ou te
mettre&lt;i&gt;?&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Fred/: &lt;/i&gt;le fouet du maître&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred/&lt;/i&gt;: le juste est pris&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Fred/&lt;/i&gt;: la brouette de la
fortune&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Lady Fuchsia&lt;/i&gt;: loooooool !!!!&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Fred/&lt;/i&gt;: voyelle


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;span style=""&gt;           &lt;/span&gt;Cochonne


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt; 


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;(Désolée pour la totale non finesse
de cet extrait…en même temps, avec Fred… ;p ;p ;p)&lt;/i&gt;
&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;et pour conclure, je m'auto cite:&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt; &lt;span style="text-decoration:underline"&gt;&lt;span style="font-style:italic"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;


&lt;p style="text-indent:45pt"&gt;&lt;i&gt;Lady Fuchsia : &lt;/i&gt;c'est
beau les nouvelles technologies qui te permettent de discuter avec des
personnes pour ne pas comprendre ce qu'ils disent.&lt;i&gt;&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+pour+combattre+l'inflation...les+conneries+%c3%a0+deux+balles.&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!409.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!409.entry</guid><pubDate>Sun, 11 Dec 2005 23:45:30 GMT</pubDate><slash:comments>13</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!409/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!409.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-12-11T23:45:30Z</dcterms:modified></item><item><title>j'adôôôôôôôôre ce truc!!;p</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!268.entry</link><description>&lt;div style="text-align:center"&gt;C'est stupide, mais ça fait du bien. Et au pire, ça fait rire.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
http://blitter.flag.free.fr/perso/remonte%20moral.htm&lt;br&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+j'ad%c3%b4%c3%b4%c3%b4%c3%b4%c3%b4%c3%b4%c3%b4%c3%b4re+ce+truc!!%3bp&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!268.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!268.entry</guid><pubDate>Thu, 17 Nov 2005 14:33:17 GMT</pubDate><slash:comments>13</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!268/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!268.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-28T01:38:05Z</dcterms:modified></item><item><title>appel à témoins</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!238.entry</link><description>  Ma bassiste souhaiterait investir dans une multi-effets, mais ni
elle ni moi n'y connaissons grand-chose. Je demande donc conseils et
impressions sur le matos disponible en ce moment. Tout avis est le
bienvenu. Merci!&lt;br&gt;&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+appel+%c3%a0+t%c3%a9moins&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!238.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!238.entry</guid><pubDate>Fri, 28 Oct 2005 17:15:31 GMT</pubDate><slash:comments>6</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!238/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!238.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-19T15:19:22Z</dcterms:modified></item><item><title>Chère Fly Sky Peace</title><link>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!211.entry</link><description>&lt;p&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Ce billet est pour
toi. Ne croies pas que j’aime étaler ma vie sur la place publique ou que je
cherche à te dévaloriser. C‘est juste que je ne peux avoir accès à ton blog, et
que je ne retrouve plus celui où on s’est « rencontrée » (d’ailleurs,
si tu t’en souviens, ce serait gentil de me rappeler, merci, je le trouve très
intéressant, j’aimerai bien y refaire des tours)


&lt;p&gt;Ensuite, la réflexion qui s’est développée à la lecture de
ton commentaire mérite je pense d’être rendue publique, si jamais certaines
personnes pensent comme toi, ce qui, je n’en doute pas, ne doit pas être un
fait rare.


&lt;p&gt;Enfin, j’ai supposé, à cause de ton adresse, que tu étais
une femme. Si ce n’est pas le cas, je te demande de m’excuser. C’est une pure
supputation et la déclare comme telle.


&lt;p&gt;Tout d’abord, pour ceux qui lisent et ne sont pas toi, je
fais un « résumé des épisodes précédents »


&lt;p&gt;Fly Sky Peace, ou Just, nous sommes croisée sur un blog,
dans le terrain réservé aux commentaires. Le billet parlait de l’homosexualité,
un petit coup de gueule fort honorable, d’ailleurs, et pas sur le modèle de
pensée «  nous sommes tous pareils ! Aimons nous ! » Schéma
type comme il y a des modèles de CV type. 


&lt;p&gt;Dans son commentaire, Just s’étonnait de ce que les homo,
alors qu’ils souhaitent se faire accepter, mettent tant en avant leur
différence, par la culture gay haute en couleur, et une tendance de certains
artistes à indiquer leur sexualité dans leur création, chose si rare dans le
milieu hetéro qu’on peut dire qu’elle en est presque absente, ou alors passe totalement
inaperçue.


&lt;p&gt;J’ai réagit à l’énoncé de ce paradoxe, fort recevable. J’ai dit que si certains homo avaient tant tendance à revendiquer
haut et fort leur sexualité, c’est parce que la société les pousse à se taire
et à nier leur propre existence. Que la culture homo est un énorme «  j’existe »Que
c’est ça ou rester seul.


&lt;p&gt;Je rappelle que la discrimination homophobe est souvent
comparée à la discrimination raciste, et à juste titre. Mais je tiens à préciser
que les homos sont les seuls à parfois subir des pressions très dure de la part
de leur propre famille. La discrimination ne s’exerce pas au niveau culturel,
familial, ethnique, mais au niveau individuel. Quand un individu se découvre
homo, il est seul, complètement seul. Il ne peut compter que sur ses vrais amis
(s’il en a) ou…sur les autres homo. Donc ils se regroupent. Se soutiennent.
Essayent d’oublier les «  faudrait que tu songes à te marier maintenant »
«  c’est quand que tu nous fait un petit fils ? »  « tu
penses pas que tu devrais pas aller voir un psy ? Il te soignerait » « franchement,
tu pourrais faire un effort, tout le monde le fait » et pire encore,
asséné pendant le repas de famille dominical. Pour oublier aussi le silence. Le
silence dur, qui traîne, qui évite soigneusement certains sujets, le silence
qui oublie l’amour de notre vie qu’on vient de présenter, le silence qui dit « 
on est bien bons de te pardonner d’aimer qui tu aimes. »


&lt;p&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Je te rassure Fly
Sky, tu ne m’avais pas vexée du tout. Quand j’ai lu ton commentaire, j’ai vu
que tu étais de ces personnes encore trop nombreuses qui manquent juste d’informations,
d’un simple point de vue débarrassé de cliché. J’ai donc juste voulu t’informer,
toi et tous les autres. Je t’ai répondu à toi parce que ton com’ était intéressant.
J’étais un peu triste, c’est vrai, parce que tu n’as vraiment pas l’air d’une
conne, et que ce que tu disais était parfois proche de la connerie.


&lt;p&gt;Tu as crains que j’eu mal pris ton commentaire, tu es venue
et t’es excusée, ce qui confirme ce que je pensais : tu es quelqu’un de
bien. Puis j’ai lu la suite. Et tu n’as pas idée de la colère qui m’a prise.


&lt;p&gt;Déjà, cette exagération dans la pudeur m’a agacée. Dire « 
h » pour ne pas dire «  hétero » et donc que les autres ne
comprennent pas qu’il fallait deviner que j’étais homo. Cet agacement est vite
retombé. Ca partait d’un bon sentiment. Tu as juste été maladroite. Ca arrive
quand on est gênée. C’est vrai quoi, je suis homo. Je suis d’une espèce
étrange, je peux réagir étrangement. Je sais que tu n’as pas pensé ça. Mais j’ai
une bonne expérience de cette gêne. Je sais ce qu’elle signifie. Je l’ai
entendue dans la voix de mes proches amis. Je ne leur en ai pas voulu, ce n’est
pas à toi que je vais en vouloir. C’est la loi du tabou qu’on cherche à briser.
Mieux vaut cette gêne que le silence. ( Mon Dieu, ce silence…)


&lt;p&gt;Mais c’est le « pourquoi d’un coté tu te sens si fière
de ce que tu es, et d’un autre, tu n’es parle même pas sur ton blog… » Là,
la colère m’a prise. Primo, je parle de ce que je veux. Ca semble évident.
Aussi, ce n’est pas parce que j’aime les filles que je vais parler que de ça. Je
fais autre chose de ma vie. Tu as peut-être parcouru mon blog, et vu que c’était
surtout basé sur des réflexions, des choses qui m’interpellent, et je cherche à
en faire profiter les autres. Je ne suis pas qu’une homo. Je suis une femme
dans un monde. Je suis avant tout ça. Ma sexualité n’est pas une valeur. C’est
un hasard consenti. Comme la tienne. Je m’adresse, j’espère m’adresser à des
gens qui s’intéressent plus à ce que je pense qu’avec qui je couche.


&lt;p&gt;C’est une pensée récurrente chez ceux qui ne fréquentent pas
(pas assez ?) d’homo. Selon eux, ils se divisent en deux parties :
ceux qui assument et s’exhibent, et ceux qui ont honte et se cachent. Il y a
aussi ceux qui se sont découverts, se sont acceptés, et sont passés à autre
chose. Je ne suis pas fascinée par ma différence. Je ne le suis que par les
femmes.


&lt;p&gt;Comme tu le dis si bien toi-même, je suis ce que je suis et
tu es ce que tu es. Pour moi, par exemple, le fait que tu écrives avec des
abréviations style SMS est plus parlant que ton hétérosexualité (j’ai le droit
de dire que tu l’es ?) Parce que je suis aussi une littéraire et que j’aime
les mots bien orthographiés. Je ne vais pas en conclure que tu portes une
casquette et que tu commences toutes tes phrases par «  z-y va. »Laisse
aux autres une chance d’être autre chose que ce que tu penses qu’ils sont.


&lt;p&gt;J’espère que tu vas me répondre, et me dire que tu as
compris, que tu as assimilé mes informations et les utiliser aux moments
utiles, ou alors je me suis plantée sur toute la ligne en interprétant ce que
tu as voulu dire. Parce qu’il y a déjà suffisamment de cons sur Terre.


&lt;p&gt; 


&lt;p&gt; 


&lt;p&gt;Je t’invite à aller voir le blog que j’ai mis en lien « 
l’amour devrait toujours courir vers l’amour à bras ouverts » et à lire
mon article «  vivent les mariés » Cet article est bien trop court.&lt;img src="http://c.services.spaces.live.com/CollectionWebService/c.gif?cid=-6053375434326231558&amp;page=RSS%3a+Ch%c3%a8re+Fly+Sky+Peace&amp;referrer=" width="1px" height="1px" border="0" alt=""&gt;&lt;img style="position:absolute" alt="" width="0px" height="0px" src="http://c.live.com/c.gif?NC=31263&amp;amp;NA=1149&amp;amp;PI=73329&amp;amp;RF=&amp;amp;DI=3919&amp;amp;PS=85545&amp;amp;TP=bigfaichefuchsia.spaces.live.com&amp;amp;GT1=bigfaichefuchsia"&gt;</description><comments>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!211.entry#comment</comments><guid isPermaLink="true">http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!211.entry</guid><pubDate>Mon, 10 Oct 2005 00:38:18 GMT</pubDate><slash:comments>12</slash:comments><msn:type>blogentry</msn:type><live:type>blogentry</live:type><live:typelabel>Blog entry</live:typelabel><wfw:commentRss>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!211/comments/feed.rss</wfw:commentRss><wfw:comment>http://bigfaichefuchsia.spaces.live.com/Blog/cns!ABFE171D58E8B5FA!211.entry#comment</wfw:comment><dcterms:modified>2005-11-19T15:18:33Z</dcterms:modified></item></channel></rss>